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Alors que le Malawi retient son souffle pour connaître les résultats définitifs des élections générales, le Parti du Congrès du Malawi (MCP) a déclaré dimanche qu’il accepterait le verdict de la Commission électorale du Malawi (MEC), tout en demandant que soient examinées les inquiétudes sur d’éventuelles irrégularités dans le comptage des votes.
Vitumbiko Mumba, candidat du MCP à la vice-présidence, a précisé lors d’une conférence à Lilongwe que son parti avait confiance dans la MEC et son engagement à fournir des résultats crédibles. « Nous faisons confiance à la commission pour garantir la transparence et l’équité », a-t-il insisté.
Le MCP a déjà soumis des observations officielles sur le décompte des voix et attend que celles-ci soient traitées conformément aux procédures légales. Tout soupçon avéré de fraude fera l’objet de sanctions rigoureuses contre les responsables concernés, a averti M. Mumba.
Les résultats provisoires disponibles jusqu’à dimanche montrent Peter Mutharika en tête face au président sortant Lazarus Chakwera, dans une élection marquée par une compétition intense entre les deux principaux partis. Mutharika, ancien président de 2014 à 2020, a misé sur le développement économique et les infrastructures, tandis que Chakwera a été critiqué pour sa gestion des affaires de corruption et l’état de l’économie.
La MEC, qui doit publier les résultats complets d’ici le 24 septembre, a rappelé que tous les procès-verbaux étaient vérifiés pour garantir l’exactitude et a déconseillé toute annonce prématurée de victoire. La législation électorale exige qu’un candidat obtienne plus de 50 % des suffrages valides pour remporter la présidentielle dès le premier tour.
Du côté du DPP, Jean Mathanga, directeur des élections, a également salué la MEC pour son impartialité et affirmé que le scrutin refléterait la volonté des Malawites.
Ces élections constituent un nouveau test pour la démocratie malawite, particulièrement après l’annulation du scrutin présidentiel de 2019 en raison de graves irrégularités. Cette décision historique avait conduit au nouveau vote de 2020, qui avait porté Chakwera au pouvoir, et souligne l’importance de la transparence pour la crédibilité des institutions.
LJP
