La Mission d’observation électorale (MOE) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a porté une appréciation globalement positive sur le premier tour de l’élection présidentielle guinéenne du 28 décembre, marqué par une mobilisation exceptionnelle des électeurs et le respect des principales procédures électorales.
Conduite par le Dr Abdoulie Janneh, avec l’appui du sénateur Lawan Gana Guba, la mission régionale a déployé ses observateurs dans plusieurs points stratégiques du pays. Elle a notamment effectué des visites dans les salles de situation de la Cédéao, du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP) et d’organisations de la société civile, afin de suivre en temps réel le déroulement des opérations électorales.
Dans la commune de Kaloum, à Conakry, les observateurs de la Cédéao ont assisté aux opérations de dépouillement dans les quartiers de Boulbinet et d’Almamya. Ils ont constaté la fermeture réglementaire des bureaux de vote, l’ouverture des urnes, le comptage des bulletins et la compilation des résultats, en présence des représentants des candidats et des acteurs électoraux.
Du côté des autorités nationales, la Direction générale des élections (DGE) a également exprimé sa satisfaction. Sa directrice générale, Djenabou Touré, a évoqué une organisation « satisfaisante » et un engouement populaire inédit, dans un climat qualifié d’apaisé. Elle a rappelé que 6 768 458 électeurs étaient appelés aux urnes dans 23 662 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger.
La sécurisation du scrutin par les forces de défense et de sécurité, ainsi que les dispositifs logistiques mis en place en amont, ont été salués par la DGE. À la fermeture des bureaux, le taux de participation était estimé autour de 85 %, un niveau présenté comme historique.
Les commissions administratives de centralisation ont engagé le traitement des procès-verbaux, combinant procédures manuelles et informatisées, en vue de la publication progressive des résultats partiels par préfecture.
Si neuf candidats étaient officiellement en lice, dont le chef de la transition Mamadi Doumbouya, le scrutin se déroule toutefois dans un contexte politique sensible, marqué par l’absence de plusieurs figures majeures de l’opposition traditionnelle, une situation qui continue d’alimenter le débat sur l’inclusivité du processus électoral.
Ljp

