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Abidjan, la capitale économique de Côte d’Ivoire a accueilli le lancement officiel de la 8e édition du festival Dan sous le signe des alliances et du vivre-ensemble.
C’est au cœur du quartier des Deux Plateaux, à Latrille Events, qu’a résonné le premier écho de la 8ᵉ édition du Tonkpi Nihidaley, le mercredi 28 juin 2025. Plus qu’un simple lancement, cet événement a marqué le coup d’envoi d’un rendez-vous devenu incontournable pour les défenseurs de la culture, de la paix et du développement endogène en Côte d’Ivoire.
Cette année encore, le Tonkpi Nihidaley, Festival des arts et de la culture Dan, entend porter haut la voix d’un peuple, d’un territoire, et d’une vision : celle d’une nation unie dans sa diversité, forte de ses traditions et ouverte aux dynamiques contemporaines. Le thème choisi, « Culture et alliances interethniques », sonne comme un appel urgent au dialogue et à la cohésion nationale dans un contexte où les fractures identitaires menacent parfois le tissu social.
Présidant la cérémonie, le Dr Abdallah Toikeusse Mabri, ministre-conseiller du Président de la République, président du Conseil régional du Tonkpi et président duu conseil d’administration du Tonkpi Nihidaley, a livré un discours à la fois ferme et porteur d’espoir. « Nihidaley est un instrument de développement. C’est un espace d’affaires, de mémoire, mais aussi d’avenir », a-t-il déclaré devant une assemblée composée de leaders politiques, diplomatiques, chefs traditionnels, artistes et citoyens venus de toute la Côte d’Ivoire et de la diaspora.
Pour lui, la culture Dan ne se limite pas à ses masques ou à ses chants traditionnels. Elle est une force économique, un levier d’innovation sociale et un socle pour la paix durable. A travers ses nombreuses composantes dont le forum économique, le concours culinaire, la compétition de beauté Sunga et exposition artisanale, le festival met en lumière la capacité de la culture à fédérer et à entreprendre.
Porté par le Conseil régional du Tonkpi, le Tonkpi Nihidaley est désormais bien plus qu’un événement culturel. Il est un acte de résistance face à l’homogénéisation culturelle. Un cri d’orgueil face à l’oubli, et une main tendue vers les autres peuples de Côte d’Ivoire. En choisissant de célébrer les alliances interethniques, les organisateurs affirment une volonté politique forte. Celle de construire un avenir commun enraciné dans le respect mutuel et la richesse de nos héritages partagés.
Cette 8e édition s’annonce donc comme une édition de maturité, mais aussi de combat. Un combat pacifique, dit-on, pour une Côte d’Ivoire plurielle, équitable, ancrée dans sa mémoire et résolument tournée vers l’avenir.
Loba Perez
