👁 9,483 vues
Décédé le 13 juillet à Londres, l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari a été inhumé mardi 15 juillet dans sa ville natale de Daura, dans l’État de Katsina, lors de cérémonies empreintes de solennité, en présence de nombreuses personnalités politiques et diplomatiques africaines.
La dépouille de l’ex-chef de l’État, rapatriée dans l’après-midi à l’aéroport Umaru Musa Yar’Adua de Katsina, a été transportée sous escorte officielle jusqu’à Daura, où s’est tenue la prière mortuaire (Salatul Janazah), dirigée par Sheikh Salisu Rabiu, imam de la grande mosquée de la ville.
Le président en exercice, Bola Ahmed Tinubu, a conduit une importante délégation comprenant le vice-président Kashim Shettima, le président de la Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embaló, le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine, l’ancien président du Niger Mahamadou Issoufou, l’ex-vice-président nigérian Yemi Osinbajo, ainsi que plusieurs gouverneurs et figures du monde économique.
L’inhumation a eu lieu à 17h50 dans l’intimité de la résidence familiale du défunt, accompagnée des honneurs militaires, notamment d’un réveil solennel et de 21 coups de canon. Selon la présidence nigériane, une semaine d’hommages et de condoléances est prévue pour honorer sa mémoire.
Militaire de formation, Muhammadu Buhari avait dirigé le Nigeria entre 1984 et 1985 en tant que chef d’État militaire, avant d’être élu président en 2015, un mandat qu’il a exercé jusqu’en 2023. Figure emblématique de la lutte contre la corruption et artisan de l’unité nationale, il demeure, aux yeux de nombreux observateurs africains, un symbole de rigueur et de panafricanisme.
Lejourpile
