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Arrestations au PPA-CI :  le parti exige la libération immédiate de ses cadres

ByÉquipe LeJourPile

Août 11, 2025

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Après les violences à Yopougon, le régime d’Abidjan frappe durement le PPA-CI en interpellant deux de ses responsables clés, Moïse Lida Kouassi et Koné Boubacar, tandis que le parti dénonce une manœuvre politique pour étouffer l’opposition. Un combat dans lequel, la défense des droits civiques, la résistance à la tyrannie et la quête de justice restent plus que jamais d’actualité selon certains observateurs.

Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ex-président Laurent Gbagbo, se trouve une fois de plus au cœur d’une offensive politique brutale. Deux de ses cadres, Moïse Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense, et Koné Boubacar, ex-directeur du protocole du président Gbagbo, ont, selon le parti, été arbitrairement placés en garde à vue le 9 août dernier, au lendemain de leur convocation à la préfecture de police d’Abidjan.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par des violences survenues la nuit du 1er août à Yopougon, lors desquelles un bus a été incendié. Soupçonnés  d’avoir « orchestré » ces manifestations, Lida Kouassi et Koné Boubacar sont présentés par le pouvoir, à en croire ses camarades de lutte, comme des boucs émissaires pour justifier une répression aveugle visant à intimider toute opposition politique. Leur garde à vue, disent-ils,  s’ajoute à celle de six militants arrêtés dans des conditions « brutales et illégales », et à des interrogatoires prolongés de plusieurs membres du parti.

Le PPA-CI, à travers son président exécutif Sébastien Dano Djédjé, dénonce avec force ce qu’il qualifie de pratiques autoritaires qui bafouent les droits fondamentaux et la Constitution. Il dénonce également le climat d’impunité et la répression systématique de toutes les voix dissidentes, faisant état de près de 100 prisonniers politiques détenus à travers le pays.

Face à cette situation, le PPA-CI appelle à la solidarité nationale et internationale pour exiger la libération immédiate de ses cadres et de tous les prisonniers d’opinion. Le parti insiste sur la nécessité d’un dialogue politique sincère, d’élections libres et transparentes, et d’une réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante, conditions indispensables, selon lui, pour sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse démocratique dans laquelle elle est plongée.

Malgré la pression, le PPA-CI reste déterminé. Sébastien Dano Djédjé exhorte ses militants à ne pas céder à l’intimidation et à redoubler d’efforts pour inscrire Laurent Gbagbo sur la liste électorale, et barrer la route à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, qu’il qualifie de « menace pour la démocratie et la stabilité du pays ».

L.P.

Équipe LeJourPile