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La Côte d’Ivoire a réussi à mobiliser plus de 142 milliards FCFA sur le marché régional ce 26 août 2025. Mais derrière ce succès apparent, une réalité préoccupante s’impose : les rendements flambent, dépassant la barre des 7,4 %. Une charge financière lourde qui illustre la spirale de renchérissement frappant les États de l’Uemoa.
Si l’opération a été couverte à 112 %, Abidjan a dû écarter certaines offres jugées trop coûteuses. Un signe de prudence, certes, mais qui révèle aussi une contrainte implacable : financer l’État devient chaque jour plus onéreux. Les obligations à cinq ans culminent à 7,43 %, les trois ans à 7,37 %, et même les bons du Trésor à un an s’arrachent à plus de 7 %.
Dans ce contexte, la dépendance aux investisseurs domestiques s’accentue. Les institutions ivoiriennes absorbent presque tout, avec plus de 128 milliards mobilisés, pendant que le Sénégal et le Mali ne jouent que des rôles marginaux.
Cet envol des taux n’est pas anodin : il traduit le poids du resserrement monétaire mondial, de l’inflation persistante et d’une concurrence accrue entre États de l’Union pour financer leurs besoins. Une question se pose : combien de temps nos finances publiques tiendront-elles face à ce coût du capital qui ne cesse de grimper ?
LJP
