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Après l’invalidation de la candidature de Laurent Gbagbo, le PPA-CI crie au « deux poids, deux mesures ». Habiba Touré dénonce une manœuvre politique destinée à éliminer les adversaires du pouvoir en place.
« C’est clair : on a appliqué une règle différente au président Gbagbo. » La voix ferme, Me Habiba Touré s’adresse à la presse avec détermination. Pour elle, l’élimination de son leader n’a rien de juridique : elle est politique.
Elle rappelle que seuls cinq candidats sur soixante ont été retenus, et que « par hasard », ce sont justement Gbagbo et Tidjane Thiam, les plus critiques du quatrième mandat de Ouattara, qui ont été recalés.
Le Conseil constitutionnel avance deux motifs : la radiation de Gbagbo de la liste électorale et un déficit de parrainages. Mais pour le PPA-CI, ces arguments ne tiennent pas. « L’article 55 de la Constitution est limpide : aucune inscription obligatoire sur la liste électorale n’est mentionnée. Quant aux parrainages, il en a dans 27 régions, quand la loi en exige 17. Alors pourquoi inventer le seuil de 75 003 parrains ? »
Pour Habiba Touré, l’enjeu dépasse Gbagbo : « C’est la démocratie ivoirienne qui est confisquée. Et nous n’allons pas nous taire. »
LJP
