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La présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire s’annonce comme un test décisif pour la démocratie du pays. L’élimination de figures majeures de l’opposition, Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et Tidjane Thiam, révèle une réalité inquiétante : le pluralisme politique et le droit des citoyens à choisir librement leurs dirigeants sont aujourd’hui menacés.
L’Internationale socialiste ne mâche pas ses mots. Dans un communiqué percutant, elle qualifie ces exclusions d’« injustes et arbitraires », alertant sur le danger que représente un processus électoral dépourvu de transparence et d’équité. Le rejet de plus de 20 000 parrainages en faveur de Laurent Gbagbo et l’écartement d’Affi N’Guessan pour « insuffisance de parrainages » jettent une ombre sur la crédibilité de l’ensemble du scrutin.
Le Conseil constitutionnel, en validant seulement cinq candidatures sur 60, place le président sortant Alassane Ouattara en position de favori, privant ainsi le peuple ivoirien, selon des observateurs, de véritables choix politiques. Ces décisions, estiment-ils, fragilisent non seulement la légitimité du processus, mais risquent également de miner la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques.
L’Internationale socialiste réaffirme son soutien au Front Populaire Ivoirien (FPI) et à son leader Pascal Affi N’Guessan, saluant leur engagement constant pour la justice sociale, la paix et la démocratie. Elle exhorte les autorités ivoiriennes à garantir un scrutin transparent, inclusif et respectueux des droits humains fondamentaux.
Au-delà de la Côte d’Ivoire, ce cas illustre un enjeu universel : une démocratie ne peut exister sans concurrence loyale et sans respect des règles du jeu. Le temps n’est plus aux demi-mesures. Le peuple ivoirien mérite de participer à une élection où chaque voix compte et où chaque candidat a la possibilité légitime de défendre son programme.
Face à ces exclusions, l’alerte est claire : sauvegarder l’intégrité de la démocratie ivoirienne est une responsabilité collective, nationale et internationale. Le respect du pluralisme et de la transparence n’est pas négociable ; il est la condition sine qua non de la stabilité et de l’avenir politique du pays.
LJP
