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Tchad–Cameroun : un front commun créé face aux menaces sécuritaires

ByÉquipe LeJourPile

Sep 25, 2025

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À Yaoundé, ce n’est pas une simple visite protocolaire qui s’est jouée mais bien un rendez-vous stratégique. Le ministre tchadien des Armées, Issakha Maloua Djamouss, est venu renforcer l’axe militaire entre N’Djaména et Yaoundé, à l’heure où les menaces persistent et se recomposent sur les frontières communes.

Autour de la table : son homologue camerounais, le chef d’état-major et plusieurs officiers supérieurs. Ensemble, ils ont martelé une conviction partagée : aucun développement n’est possible sans sécurité.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Dans le bassin du lac Tchad, Boko Haram poursuit ses attaques. Les incursions de groupes armés et les prises d’otages rappellent chaque jour la vulnérabilité des zones frontalières. Face à cette réalité, Issakha Maloua Djamouss plaide pour un cap clair : la signature d’un accord de défense bilatéral. Une étape décisive pour donner un cadre juridique solide à la coopération militaire déjà existante et renforcer l’efficacité des opérations conjointes.

Le ministre a rappelé l’expérience marquante de l’Opération Logone en 2015, où Tchadiens et Camerounais avaient uni leurs forces pour freiner l’avancée de Boko Haram. Mais, selon lui, le temps est venu de franchir une nouvelle étape, plus structurée, plus durable.

Dans son discours, il a élargi la perspective. Après la mise en place d’une force mixte avec la Centrafrique pour sécuriser leur frontière, N’Djaména souhaite ouvrir la voie à une coopération tripartite Tchad–Cameroun–Centrafrique. Une « synergie des trois frontières » qui pourrait changer la donne et offrir aux populations une sécurité plus tangible.

Soutenu par le président Paul Biya et le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ce rapprochement militaire illustre une volonté commune : défendre non seulement les territoires, mais aussi le droit des populations à vivre dans la paix.

LJP

Équipe LeJourPile