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Madagascar : la Place du 13 mai accueille une nouvelle mobilisation

ByÉquipe LeJourPile

Oct 12, 2025

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Dans les rues d’Antananarivo, une génération s’est levée, consciente de sa force. La Place du 13 Mai, jadis théâtre des grandes luttes démocratiques malgaches, redevient aujourd’hui 11 octobre, le symbole d’un peuple debout. Celui décidé à écrire une nouvelle page de son histoire. Des milliers de citoyens Malgaches, ont répondu à l’appel du mouvement « Gen Z Madagascar ». Ce symbole d’une jeunesse qui refuse désormais le silence et la résignation.

Au cœur de la foule, un moment de recueillement a uni toutes les générations.  Généraux, étudiants et simples citoyens ont observé une minute de silence en mémoire des victimes des précédentes manifestations. Le général Démosthène Pikulas, le général Lylison Roland de René et le colonel Mikaël Randrianirina du Capsat étaient présents, aux côtés de figures de l’opposition comme Marc Ravalomanana et Rivo Rakotovao.

« Le pouvoir appartient au peuple, et nous le reprendrons s’il le faut ! », a lancé une voix amplifiée par des haut-parleurs, déclenchant une clameur qui a fait vibrer les façades décrépies du centre-ville. Les pancartes brandies réclamaient de l’eau potable, de l’électricité stable, des écoles dignes et un système de santé accessible à tous. D’autres scandaient : “Changement de cap maintenant !”

Alors que l’Union africaine appelle au calme et que les Nations Unies s’inquiètent d’un bilan déjà lourd, 22 morts selon leurs estimations, les manifestants affirment vouloir poursuivre leur mobilisation pacifique.

La présidence, elle, a dénoncé une « tentative de prise de pouvoir par la force » et appelé à la défense de l’ordre constitutionnel. Dans un communiqué, le chef de l’État Andry Rajoelina a réaffirmé que « le dialogue reste la seule voie possible », tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées.

Mais sur la place, beaucoup voient les choses autrement. « On nous parle de dialogue depuis dix ans, mais nos vies ne changent pas », souffle Fara, une étudiante en économie. Pour elle, comme pour beaucoup de jeunes, le temps des promesses est terminé.

LJP

 

 

 

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