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Le mouvement Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) d’Assalé Tiémoko Antoine a dévoilé la liste de ses candidats pour les législatives du 27 décembre 2025.
Et le message est clair : rupture, rajeunissement, redistribution du pouvoir.
Avec 45 candidats jeunes en lice, le parti lance un défi frontal aux appareils politiques classiques qui dominent l’hémicycle depuis des décennies.
“Place aux jeunes !”: ADCI lance une offensive politique sans précédent
Sur les 255 sièges en jeu, ADCI a choisi d’investir 45 candidatures, réparties dans 17 régions et deux districts autonomes.
Loin des profils traditionnels, le parti mise sur une génération montante, ancrée dans les territoires, issue des réalités quotidiennes, et décidée à remettre le citoyen au centre du débat politique.
Chaque candidature est un acte militant :
représenter sa communauté, porter les colères locales, défendre l’intérêt général contre les logiques partisanes.
Dans le Grand Abidjan, plusieurs visages symbolisent cette dynamique :
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Serge Djibré (Cocody),
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Fofana Seydou (Port-Bouët),
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Agbébé Bérenger (Yopougon),
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Yotto Yolande Joëlle (Marcory).
Le parti se présente comme l’alternative citoyenne face aux grandes machines partisanes.
Un ancrage territorial assumé : “plus près du peuple, plus proche du vrai »
Assalé Tiémoko et son équipe ont choisi de frapper là où la demande de changement est la plus forte : les zones rurales et semi-urbaines, longtemps oubliées par les grands partis.
Dans l’Agnéby-Tiassa :
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Edi Doffou Paul défend Aboudé–Attobrou–Guessiguié,
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Ouchou Marie-Pascale incarne Agboville,
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Assalé Tiémoko lui-même mène la bataille à Tiassalé.
À l’Ouest, dans le Cavally, le mouvement ose s’installer sur des terrains réputés hostiles.
À Toulepleu, Dessanon D. Fabric portera les couleurs d’ADCI dans un environnement électoral complexe.
Le choix d’Assalé est assumé : des candidats qui ressemblent aux populations qu’ils veulent représenter.
Un mouvement jeune… mais un déficit féminin préoccupant
Malgré un renouvellement générationnel impressionnant, ADCI traîne un point faible : la faible présence des femmes.
Sur les 45 candidats, seulement :
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3 femmes titulaires,
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5 femmes suppléantes.
Un paradoxe pour un parti qui prône la modernité.
Assalé Tiémoko l’admet : convaincre les femmes d’entrer dans une compétition souvent rude, notamment dans les zones rurales, reste un défi majeur.
Mais certaines voix féminines émergent et se distinguent, comme :
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Ouchou Marie-Pascale (Agboville),
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Yotto Yolande Joëlle (Marcory).
Ces candidates incarnent l’aile progressiste du mouvement.
ADCI veut renverser les équilibres politiques : la bataille commence
Avec 55 % de couverture régionale et 100 % dans les districts autonomes, ADCI ne fait plus de la figuration :
il s’impose comme un mouvement national, prêt à affronter le RHDP, le PDCI-RDA et les grandes plateformes de l’opposition.
Assalé Tiémoko, figure publique influente et député particulièrement suivi pour sa franchise, veut transformer son mouvement citoyen en force parlementaire structurée, capable de peser sur les lois et de rompre avec la politique déconnectée des populations.
Les prochains jours seront décisifs : mobiliser, convaincre, s’implanter.
ADCI entre dans la bataille avec une certitude :
le changement ne viendra pas d’en haut… mais de la jeunesse qui se lève.
