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Ousmane Dicko, alias Abdoulaye Kontaane, ancien cadre influent du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), exhorte désormais ses anciens compagnons à abandonner la lutte armée. À 28 ans, celui qui fut l’un des dirigeants du mouvement jihadiste affirme vouloir contribuer au retour de la paix au Burkina Faso.
Dans un entretien accordé à l’Agence d’Information du Burkina (AIB), Dicko lance un appel direct :
« La guerre est entre vos mains. Revenez à la raison et laissez le Burkina Faso renouer avec la paix. »
Une capture suivie d’un traitement qui a bouleversé sa perception
Arrêté le 15 août 2025 à Goulmu après une confrontation meurtrière, 52 combattants de son groupe ont été tués: Ousmane Dicko raconte avoir cru qu’il serait exécuté.
Il assure pourtant avoir été traité avec humanité, recevant soins médicaux, soutien psychologique et accompagnement religieux.
Des guides musulmans l’auraient aidé à reconnaître que les atrocités commises au nom du djihad, assassinats, viols, pillages, relevaient de « violences injustifiables ».
Un message aux chefs jihadistes : « Vous tenez la clé de la paix »
Trois mois après sa capture, Dicko demande aux chefs terroristes d’assumer leurs responsabilités :
« C’est vous qui dirigez les hommes. Arrêtez cette guerre. Revenez à la raison. »
Il met en garde les jeunes vulnérables, souvent ciblés par les recruteurs :
« Ils vous mentent. La vie dans la brousse n’est que péché et souffrance. »
Un témoignage pour encourager la réconciliation nationale
Ému, l’ancien chef jihadiste dit devoir la vie aux Forces de défense et de sécurité :
« Ils ne m’ont pas tué et ils m’ont bien traité. Al Hamdoulaye ! »
En partageant publiquement son histoire, Ousmane Dicko espère contribuer aux efforts de dialogue et de réinsertion, dans un pays qui cherche à tourner la page d’un conflit long de près de dix ans.
Ljp
