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C’est un retrait qui fait l’effet d’un séisme politique dans la circonscription 127. À moins d’un mois des élections législatives du 27 décembre, le député Dago Kouassi Auguste, élu sous la bannière du PPA-CI et candidat déclaré à sa propre succession, annonce de manière abrupte qu’il quitte la course.
L’information a été confirmée par un courrier, daté du 26 novembre 2025 et adressé à la présidente du Conseil constitutionnel, Chantal Camara. Dans cette lettre au ton bref, l’élu exprime « sa volonté de ne plus prendre part » au scrutin, demandant formellement le retrait de son dossier pourtant déjà validé en première instance. Aucune raison n’est avancée, un silence qui alimente interrogations et spéculations dans le Lôh-Djiboua.
Ce désistement intervient dans un contexte particulièrement sensible. La circonscription de Hiré Zégo, où le député sortant jouissait d’un ancrage local, constitue un bastion stratégique pour la plateforme EDS. La décision de Dago Kouassi Auguste redistribue les cartes et fragilise un équilibre déjà précaire à l’approche de la campagne.
Fait d’autant plus marquant : le député faisait partie des rares figures du PPA-CI à avoir défié la ligne officielle de son parti, qui a choisi de boycotter ces législatives. Son retrait le distingue désormais des cadres EDS restés engagés dans la compétition, tels que Stéphane Kipré, Armand Ouégnin ou encore Antoni Garou, dont les candidatures ont été confirmées.
À Hiré Zégo, cette volte-face ouvre une zone d’incertitude politique. Les électeurs, les états-majors et les observateurs attendent désormais la décision du Conseil constitutionnel, qui devra acter — ou non — ce retrait avant la publication des listes définitives.
Un départ soudain, aux conséquences électorales encore imprévisibles.
