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La Gendarmerie nationale nigérienne a annoncé le mardi 6 janvier 2026, le démantèlement de deux réseaux criminels à Niamey. Notamment, à l’heure où les attaques jihadistes s’intensifient dans le pays. L’un des réseaux trafiquait des explosifs. L’autre approvisionnait clandestinement en carburant les groupes armés opérant dans la région.
Lors d’une opération coordonnée entre la Section de Recherches de la Gendarmerie (SRG), la Direction des Renseignements et des Opérations (DRO) et les douanes de Loga et Dosso, un convoi en provenance de Sokoto, au Nigeria, a été intercepté. Les forces de l’ordre ont découvert 1 578 bâtons de dynamite, soit près de 200 kg d’explosifs, habilement cachés dans des sacs de farine. Le principal suspect et six complices ont été arrêtés. Ces explosifs étaient destinés à la fabrication d’engins explosifs improvisés (IED) contre les forces de défense et les populations civiles.
Un second réseau a été démantelé dans la zone de Yabale. Les suspects transportaient du carburant dans des motos, qu’ils transvasaient ensuite dans la brousse pour approvisionner les bases terroristes. Une course-poursuite a permis la saisie de six motos et l’arrestation de deux individus, neutralisant une ligne logistique clé pour les groupes armés.
La Gendarmerie nigérienne a salué ces opérations comme une « avancée majeure dans la lutte contre le terrorisme ».
Ces actions surviennent après une série d’attaques revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Le 5 janvier, le groupe a revendiqué la prise de contrôle de deux points militaires autour de Torodi et le bombardement d’une caserne de l’armée nigérienne dans la région de Tillabéri.
Cette offensive coïncide avec l’assassinat du préfet de Torodi, le capitaine Chaïbou Mali, et de plusieurs membres de sa famille, dans la nuit du 4 au 5 janvier. Les assaillants ont occupé la ville plusieurs heures avant de se replier vers la frontière avec le Burkina Faso. Des funérailles officielles ont été organisées mardi à Niamey pour rendre hommage au préfet.
Depuis plusieurs années, le Niger est confronté à une montée de la violence jihadiste, notamment dans les zones frontalières avec le Mali et le Burkina Faso. En 2024, le JNIM a mené 13 attaques ayant causé 109 morts, principalement dans les régions de Tillabéri et Tahoua, illustrant l’intensification de la menace sécuritaire dans le pays.
Ljp
