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Développement : le Groupe de coordination arabe et la BAD scellent un partenariat stratégique renforcé au profit de l’Afrique

ByÉquipe LeJourPile

Jan 19, 2026

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Réunis à Abidjan, le Groupe de coordination arabe (ACG) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont lancé une nouvelle phase de leur coopération, marquée par l’adoption d’une Déclaration commune visant à accroître le cofinancement et à stimuler l’investissement en Afrique.

La réunion de consultation de haut niveau, tenue le 13 janvier 2026 au siège de la Banque africaine de développement, a rassemblé les dirigeants des deux institutions autour d’un objectif partagé : passer d’une coopération fragmentée à un co-investissement programmatique à grande échelle, aligné sur les priorités de transformation économique du continent.

Cette initiative intervient dans un contexte de déficit croissant du financement du développement en Afrique, alors que les besoins demeurent pressants dans des secteurs clés tels que l’accès à l’énergie, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, l’intégration régionale et la croissance portée par le secteur privé. Elle traduit également la volonté des membres de l’ACG de renforcer leur engagement en Afrique de manière plus coordonnée et plus catalytique.

Du cofinancement au co-investissement structuré

Les échanges ont porté sur les moyens de consolider le cofinancement arabo-africain en combinant les capacités financières, l’expertise sectorielle et les plateformes nationales des deux partenaires. L’objectif est de mobiliser davantage de capitaux publics et privés, tout en améliorant la préparation conjointe des projets, l’harmonisation des approches de financement et le dialogue politique.

Les participants ont également souligné l’importance de garantir un impact mesurable et une résilience à long terme des investissements, en soutenant des programmes de développement pilotés par les pays eux-mêmes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de la Banque africaine de développement de renforcer la souveraineté financière du continent à travers la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), destinée à mieux intégrer institutions de financement du développement, marchés de capitaux, mécanismes de garantie et investisseurs privés.

Une feuille de route pour 2026

L’adoption de la Déclaration commune constitue l’aboutissement majeur de cette consultation. Le document fixe une vision politique partagée, définit les domaines prioritaires de coopération et établit les principes des mécanismes de suivi institutionnels qui encadreront la prochaine phase du partenariat.

La Déclaration prévoit, dès 2026, l’élaboration d’un cadre opérationnel de financement et de partenariat, précisant les modalités de cofinancement, la coordination des pipelines de projets et la programmation conjointe régulière. Elle reconnaît par ailleurs le rôle central du Fonds africain de développement, guichet concessionnel de la BAD, dans l’appui aux pays à faible revenu et en situation de fragilité, et appelle à une collaboration renforcée entre ce Fonds et les institutions de l’ACG.

Créé en 1975, le Groupe de coordination arabe regroupe dix institutions financières arabes et a accordé plus de 13 000 prêts de développement à plus de 160 pays. De son côté, le Groupe de la Banque africaine de développement demeure la principale institution multilatérale de financement du développement sur le continent, active dans 54 pays africains.

À travers ce partenariat stratégique structuré, l’ACG et la BAD entendent poser les bases d’un nouvel élan de financement du développement, capable d’accompagner durablement la transformation économique de l’Afrique.

LeJourPile avec Arab Coordination Group (ACG)

Équipe LeJourPile