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Dans un communiqué de presse publié ce 26 janvier 2026, la Coalition mondiale du Sud pour la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR), appelle les Nations unies à garantir la préservation et le renforcement des droits sexuels et reproductifs dans le cadre de la réforme dite “ONU80”. L’organisation insiste sur la nécessité de placer ces droits fondamentaux au cœur des transformations institutionnelles engagées, afin d’assurer leur accessibilité et leur effectivité pour les populations du Sud global.
Appel à l’action : La sauvegarde des droits sexuels et reproductifs dans le cadre de la réforme de l’ONU de 1980
A en croire la note, alors que les Nations Unies s’apprêtent à célébrer leur 80e anniversaire et à entreprendre une réforme majeure de leurs systèmes internationaux, une nouvelle voix puissante s’élève pour défendre la santé et les droits de millions de personnes.
La Coalition mondiale du Sud pour la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) et la justice pour le développement, soutenue par 525 organisations et 93 personnalités, a publié une proposition historique. Son message est clair : alors que l’ONU modifie sa structure, les droits fondamentaux des femmes, des filles et des communautés marginalisées ne doivent pas être négligés.
Pourquoi c’est important maintenant
Le processus de réforme « UN80 » vise à améliorer l’efficacité des Nations Unies. Si la Coalition ne prend pas position sur des fusions spécifiques (comme le rapprochement envisagé entre l’UNFPA et ONU Femmes), elle affirme néanmoins clairement sa position.
« Les droits sexuels et reproductifs sont bien plus qu’une simple orientation politique : ils constituent le fondement de l’égalité des sexes et du développement durable », souligne la proposition. La Coalition avertit que si ces droits ne bénéficient pas d’un mandat spécifique et autonome, ils risquent de perdre les financements, la visibilité et le leadership nécessaires pour sauver des vies.
Cinq piliers pour un avenir protégé
Selon le document, la proposition esquisse une feuille de route concrète pour garantir que, quelle que soit la réorganisation de l’ONU, la santé sexuelle et reproductive reste une priorité :
- Financement protégé : Les fonds alloués à la santé reproductive doivent être « sacrés ». Cela signifie que même en période de restrictions budgétaires, l’argent destiné aux services vitaux, à la santé maternelle et aux systèmes de données reste là où il est le plus nécessaire.
- Leadership d’experts : Nous avons besoin des meilleurs talents autour de la table. La proposition préconise un recrutement transparent et fondé sur le mérite, ainsi que la garantie du maintien d’une expertise technique pointue aux niveaux local, régional et mondial.
- Une place à la table des négociations : la gouvernance ne doit pas se dérouler à huis clos. La Coalition appelle à un leadership inclusif qui garantisse à la société civile, notamment celle des pays du Sud, et aux jeunes, une réelle participation aux décisions.
- Responsabilisation renforcée : L’ONU doit continuer à rendre compte directement aux principaux organes comme l’Assemblée générale, en veillant à ce que les progrès en matière de droits reproductifs soient suivis à l’aide de données concrètes et de preuves transparentes.
- Intégration concrète : Les droits reproductifs ne sont pas un concept abstrait. La proposition établit un lien entre la santé sexuelle et reproductive et la justice pour le développement. Ce, reconnaissant que la santé est indissociable de l’éducation, de la résilience climatique et de la lutte contre la pauvreté.
Une vision globale
La Coalition réaffirme que « santé et droits » englobe l’ensemble des soins, y compris :
- Des soins maternels et néonatals sûrs.
- Accès universel à la contraception.
- Soins d’avortement sécuritaires (dans toute la mesure permise par la loi).
- Éducation sexuelle complète et prévention des violences sexistes.
Perspectives d’avenir
Alors que le processus UN80 progresse, cette proposition nous rappelle un point essentiel : la réforme doit renforcer, et non affaiblir. Pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici à 2030, conclut la circulaire, les Nations Unies doivent veiller à ce que la santé et les droits sexuels et reproductifs demeurent institutionnellement protégés, pleinement financés et au cœur de l’agenda mondial.
Lejourpile pour SRHR
