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La Coalition des Centrales Syndicales du Niger (CCSN) a vivement condamné une résolution adoptée le 12 mars 2026 par le Parlement de l’Union européenne, exigeant la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum. Cette dénonciation a été rendue publique dans un communiqué diffusé le 14 mars 2026.
Une « ingérence inacceptable » selon la CCSN
Dans son communiqué, la CCSN qualifie la résolution européenne d’ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du Niger. Elle estime que la question du sort de Mohamed Bazoum doit être traitée exclusivement par les institutions juridiques nigériennes, conformément aux lois du pays et à la volonté de son peuple.
Cette résolution du Parlement européen appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de Bazoum, qu’elle reconnaît comme président démocratiquement élu, et à la restauration de l’ordre constitutionnel, après qu’il a été renversé et détenu par la junte militaire depuis juillet 2023.
Défense de la souveraineté nationale
La CCSN réaffirme dans son texte son attachement à la souveraineté nationale et rejette toute pression extérieure ou « diktat ». Elle soutient fermement les autorités du Niger dans leur démarche consistant à convoquer l’ambassadrice de l’Union européenne au Niger pour lui adresser une lettre de protestation officielle.
Accusations de double standard contre l’Union européenne
La coalition va plus loin en dénonçant ce qu’elle perçoit comme un double standard de l’UE sur la scène internationale. Elle accuse l’Union de fermeture du regard face à d’autres situations jugées graves, citant notamment :
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le kidnapping du président du Venezuela, Nicolás Maduro ;
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le blocus contre le peuple cubain ;
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le soutien au terrorisme au Sahel ;
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et l’agression israélo‑américaine contre l’Iran.
Selon la CCSN, ces exemples illustrent une application inégale des principes de justice et d’équité entre les nations, ce qu’elle qualifie de « silence coupable ».
Appel à l’unité nationale
Enfin, la coalition appelle tous les travailleurs nigériens, les organisations sociales et les forces vives de la nation à rester unis et vigilants pour préserver la cohésion nationale et défendre la souveraineté du Niger face à ce qu’elle perçoit comme des pressions extérieures.
Ljp
