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Fête du Travail 2026 : Yamoussa Coulibaly veut démocratiser l’immobilier et ouvrir la voie à la propriété pour les travailleurs ivoiriens

ByÉquipe LeJourPile

Mai 4, 2026

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À l’occasion de la célébration du 1er mai, le président-directeur général de Challenge Immobilier International (Chim-Inter), Yamoussa Coulibaly, a placé la question du logement au cœur des préoccupations sociales. Lors d’un point de presse tenu jeudi, l’opérateur immobilier a présenté une vision ambitieuse mêlant patriotisme économique, innovation sociale et accessibilité foncière, avec pour objectif affiché : permettre à davantage de travailleurs ivoiriens de devenir propriétaires.

Dans un contexte où l’accès au foncier sécurisé reste souvent hors de portée pour une large partie de la population, le vice-président de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d’Ivoire (CNPC-CI) a défendu une approche offensive : proposer des logements à coûts maîtrisés, adaptés aux réalités économiques locales.

« Quand l’immobilier va, tout va », a déclaré Yamoussa Coulibaly, présentant le secteur comme l’un des piliers majeurs de la dynamique économique nationale.

Au centre de cette stratégie figure notamment le développement du site de Jacqueville, où son entreprise mise sur une offre pensée pour les ménages à revenus modestes et intermédiaires. Selon lui, des maisons y sont proposées à partir de 5,9 millions FCFA pour le gros œuvre, et 10,6 millions FCFA en version clé en main, avec équipements essentiels et accès à l’eau via forage.

À travers cette politique tarifaire, Chim-Inter entend répondre à une problématique majeure : faire du logement décent une réalité accessible, et non un privilège réservé à une minorité.

Pour Yamoussa Coulibaly, si la croissance du secteur immobilier ivoirien est bien réelle, elle reste confrontée à un obstacle central : le coût élevé du foncier sécurisé. Une situation qui impose, selon lui, une mobilisation collective entre promoteurs, institutions financières et pouvoirs publics.

Il a ainsi salué l’implication croissante des banques nationales dans le financement du logement, tout en annonçant la volonté de mettre en place un cadre de concertation associant le ministère de la Construction, les acteurs privés et les partenaires financiers.

« Nous devons bâtir un espace d’échange pour rendre le foncier et le logement plus accessibles », a-t-il insisté.

Au-delà de l’offre commerciale, le patron de Chim-Inter défend une vision structurelle : faire émerger une nouvelle génération de promoteurs ivoiriens capables d’accompagner l’État dans la production massive de logements de qualité à l’horizon 2030.

Dans cette perspective, l’immobilier n’est plus seulement perçu comme un secteur économique, mais comme un levier de stabilité sociale, de création d’emplois et de renforcement de la classe moyenne.

En choisissant la Fête du Travail pour porter ce message, Yamoussa Coulibaly a clairement associé la question du logement à celle de la dignité des travailleurs. Son plaidoyer s’inscrit dans une logique où l’accès à la propriété devient une composante essentielle du progrès social.

Alors que la Côte d’Ivoire poursuit ses ambitions de modernisation, cette sortie du dirigeant de Chim-Inter sonne comme un appel à accélérer la démocratisation du foncier, avec une conviction : offrir un toit décent aux travailleurs n’est pas seulement un objectif économique, mais un impératif national.

Loba Perez