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Orpaillage clandestin : Naya Jarvis Zamblé dénonce un fléau qui menace les terres et les eaux de Côte d’Ivoire

ByÉquipe LeJourPile

Août 18, 2026

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La lutte contre l’orpaillage clandestin demeure un défi majeur en Côte d’Ivoire. Face à la persistance du phénomène, la députée Naya Jarvis Zamblé appelle à une mobilisation plus forte des pouvoirs publics et des populations pour protéger les ressources naturelles et l’avenir des communautés.

Dans une déclaration, l’élue dénonce les conséquences de l’exploitation clandestine de l’or sur les cours d’eau, les terres agricoles et l’environnement. Elle s’inquiète particulièrement des pratiques qui, selon elle, compromettent les moyens de subsistance des populations et l’avenir des générations futures.

Naya Jarvis Zamblé pointe également du doigt de possibles complicités locales. « Ce qui fait encore plus mal, c’est d’apprendre que certaines autorités et certains chefs de terre seraient associés à ces activités », affirme-t-elle, appelant à ne pas sacrifier l’intérêt collectif au profit d’intérêts financiers particuliers.

Un phénomène toujours difficile à contenir

Cette sortie intervient après la présentation, le 23 juillet 2026, d’un bilan des opérations de lutte contre l’orpaillage illégal par le Conseil national de sécurité (CNS), présidé par le chef de l’État, Alassane Ouattara.

Entre 2021 et le premier semestre 2026, les autorités indiquent avoir procédé au déguerpissement de plus de 8 500 sites clandestins. Au cours de ces opérations, 4 474 personnes ont été déférées, dont 65 % étaient des ressortissants étrangers.

Les forces engagées dans cette lutte ont également saisi 136 kg d’or et intercepté plus de 960 millions de FCFA.

Malgré l’ampleur de ces opérations, le CNS a relevé la persistance et l’extension du phénomène, dont les conséquences dépassent désormais la seule question environnementale pour toucher également à la sécurité et à l’économie nationale.

Un appel à la responsabilité collective

Pour Naya Jarvis Zamblé, la réponse ne peut toutefois pas reposer uniquement sur l’action des autorités. Elle appelle les populations à jouer pleinement leur rôle dans la préservation des ressources naturelles.

« Notre terre n’est pas à vendre. Nos eaux ne sont pas à sacrifier », insiste la députée.

Elle invite notamment les jeunes des villages concernés à se mobiliser contre la destruction des terres et à signaler les activités d’orpaillage clandestin aux autorités compétentes.

Pour l’élue, seule une action combinant fermeté de l’État, vigilance des communautés et responsabilité des acteurs locaux permettra de contenir durablement l’orpaillage illégal et de préserver le patrimoine naturel ivoirien.

Ljp