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Orpaillage illégal : Amadou Coulibaly contre-attaque et défend l’action du gouvernement

ByÉquipe LeJourPile

Sep 7, 2026

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La bataille politique autour de l’orpaillage illégal prend une nouvelle tournure en Côte d’Ivoire. En meeting ce week-end dans une localité de l’intérieur du pays, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a vivement contesté les accusations faisant du pouvoir d’Alassane Ouattara le principal responsable de l’ampleur prise par le phénomène.

Le porte-parole du gouvernement répondait notamment aux propos de Justin Koné Katinan, 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Lors d’une tribune organisée jeudi dernier à Abidjan, l’ancien ministre du Budget avait affirmé que le régime RHDP était « le seul responsable » de l’essor de l’orpaillage illégal sur le territoire national.

Justin Koné Katinan avait notamment soutenu que le phénomène était né de la rébellion conduite par la branche armée du RDR, avant de s’étendre après l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir en 2011. Il l’avait également présenté comme une conséquence du « système mis en place par le RHDP ».

Une accusation que le gouvernement juge infondée

Amadou Coulibaly rejette cette interprétation et accuse l’opposition de vouloir exploiter politiquement la question de l’orpaillage clandestin.

« Ils ont une nouvelle trouvaille, l’orpaillage illégal, c’est avec ça qu’ils veulent nous faire peur », a-t-il déclaré, estimant que ses adversaires cherchent à faire croire que le phénomène serait apparu récemment.

« L’orpaillage est vieux », a-t-il insisté, avant de défendre le bilan du gouvernement en matière de lutte contre cette activité.

Le dispositif de lutte mis en avant

Le ministre a rappelé plusieurs initiatives prises par les autorités, notamment la réforme du Code minier, les campagnes de sensibilisation menées par le ministère des Mines et de l’Énergie ainsi que la création, en 2021, du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI).

Il a également évoqué l’amendement du Code minier visant à renforcer la lutte contre l’exploitation clandestine des ressources minières et les récentes instructions du Conseil national de sécurité relatives à l’application des sanctions prévues par la loi.

« Pourquoi ils n’en parlent pas ? C’est de la malhonnêteté », a martelé Amadou Coulibaly, en réaction aux critiques de l’opposition.

Le gouvernement promet de durcir la lutte

Sur le terrain, le porte-parole du gouvernement assure que les opérations de démantèlement des sites clandestins vont se poursuivre.

« La loi sera appliquée », a-t-il prévenu, ajoutant que « tous ceux qui baignent dans cet orpaillage seront rattrapés par la loi ».

Selon Amadou Coulibaly, des milliers de personnes ont déjà été interpellées depuis 2014. Il a appelé les populations à ne pas considérer l’État comme inactif face au phénomène et assuré que les opérations seront intensifiées.

« Quand le président Ouattara s’attaque à un problème, il le règle entièrement », a-t-il affirmé.

Ljp