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Côte d’Ivoire : l’opposition veut parler d’une seule voix sur la réforme électorale

ByÉquipe LeJourPile

Sep 10, 2026

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L’opposition ivoirienne veut afficher une position commune sur la réforme du système électoral. Plusieurs formations se sont retrouvées mercredi 9 septembre 2026 à la maison du PDCI-RDA, à Cocody, pour poursuivre leurs consultations sur le futur organe électoral.

Le PDCI-RDA, le PPA-CI, le MGC, le FPI et l’ADCI souhaitent harmoniser leurs propositions avant d’engager des échanges avec le gouvernement.

Au cœur des discussions : le remplacement de la Commission électorale indépendante (CEI), dissoute par le gouvernement, et la mise en place d’une nouvelle architecture chargée de l’organisation des élections.

Pour Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, l’opposition doit obtenir un véritable dialogue avec le gouvernement et éviter toute réforme décidée unilatéralement.

« L’objectif stratégique, c’est l’unité d’action de l’opposition », a-t-il déclaré, plaidant pour un organe électoral « transparent » et « inclusif ».

Même position du côté de Simone Gbagbo. La présidente du MGC appelle les partis à parvenir à une « proposition unique » et souhaite que la société civile soit également associée au processus.

Assalé Tiémoko, intervenant au nom d’Aujourd’hui demain la Côte d’Ivoire, a pour sa part insisté sur la nécessité de rétablir la confiance entre les acteurs politiques. Selon lui, les précédentes crises électorales en Côte d’Ivoire ont notamment trouvé leur origine dans cette défiance.

Le PDCI-RDA affirme travailler sur le dossier depuis l’annonce de la dissolution de la CEI. La réunion de Cocody a permis de confronter les différentes propositions et d’examiner les possibilités d’une démarche commune.

Le gouvernement prévoit une nouvelle structure à trois composantes, dont une chargée du recensement des votes. L’opposition dit accepter le principe d’une réforme, mais réclame d’être pleinement impliquée dans sa mise en place.

Prochaine étape : parvenir à une position commune avant l’ouverture de la prochaine session parlementaire, puis tenter d’obtenir l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement.

Sonia Coulibaly