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À Abidjan, l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP) veut renforcer la surveillance des produits de santé, alors que les réseaux sociaux facilitent la diffusion de fausses informations et d’allégations non contrôlées.
La régulation des médicaments traditionnels, cosmétiques et compléments alimentaires entre dans une nouvelle phase en Côte d’Ivoire. Mercredi 16 septembre 2026, à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Abidjan, l’AIRP a présenté les résultats de sa campagne nationale de déclaration des autres produits de santé et appelé les opérateurs au respect des exigences réglementaires.
Engagée depuis 2024, cette campagne a déjà permis de recenser 1 140 producteurs locaux et près de 12 000 produits. Pour l’AIRP, l’enjeu n’est pas uniquement de connaître les acteurs du secteur, mais de les accompagner vers l’homologation tout en renforçant les contrôles ponctuels et continus.
Le chantier prend une dimension particulière avec l’explosion de la communication numérique. Le directeur général de l’AIRP, Dr Assane Coulibaly, a alerté sur la multiplication des fausses informations et des allégations de santé diffusées sur les réseaux sociaux, phénomène que les outils numériques et l’intelligence artificielle peuvent contribuer à amplifier.
Cette situation pose une difficulté supplémentaire au régulateur : distinguer l’information destinée au consommateur de la promotion commerciale présentant comme avérées des propriétés qui ne sont pas nécessairement établies.
L’AIRP rappelle ainsi que toute publicité comportant des allégations de santé doit obtenir l’approbation de la Commission nationale d’autorisation de la publicité. Une diffusion sans l’agrément requis est considérée comme illégale et peut exposer ses auteurs à des sanctions.
Au-delà des professionnels, l’Autorité appelle également les consommateurs à la vigilance, notamment face aux produits présentés sur Internet comme capables de modifier la morphologie ou d’éclaircir la peau.
Après la phase de déclaration, l’AIRP entend poursuivre l’identification des acteurs et produits. Elle prévoit notamment la notification des produits présentant des problèmes de qualité et, lorsque cela est confirmé, leur interdiction et leur retrait du marché.
Le défi est désormais de faire passer le secteur d’une logique de déclaration à une surveillance effective, capable de suivre les produits aussi bien dans les circuits traditionnels que sur les plateformes numériques.
Ljp
