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Rentrée scolaire en Côte d’Ivoire : à Bozi et Zatta, Les Zinzins du Bonheur équipent 2 341 élèves et leurs enseignants

ByÉquipe LeJourPile

Oct 4, 2026

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L’Association Les Zinzins du Bonheur a poursuivi, le weekend dernier, son engagement en faveur de l’égalité des chances dans l’éducation. Le samedi 3 octobre 2026, sa 16ᵉ édition de distribution de kits scolaires, a conduit ses équipes à Bozi, dans le département de Bouaflé, puis à Zatta, dans le département de Yamoussoukro, où 2 341 élèves de huit établissements primaires ont bénéficié de fournitures scolaires et d’un accompagnement destiné également aux communautés éducatives.

À Bozi comme à Zatta, les cérémonies officielles ont réuni autorités administratives et éducatives, chefs traditionnels, notabilités, enseignants, parents d’élèves et nombreux invités. L’objectif affiché par l’association, présidée par le Dr Magloire Amichia, a dépassé  la simple remise de fournitures : il s’agit de réduire les obstacles matériels susceptibles de peser sur la scolarité des enfants.

Plus de 900 élèves soutenus à Bozi

Première étape de la caravane, Bozi a bénéficié de 924 kits scolaires, répartis entre quatre écoles : 214 élèves à Bozi 1, 186 à Bozi 2, 311 à Bozi 3 et 213 à Bozi 4.

L’opération, menée en partenariat avec Menzies Aviation, a également permis de mettre du matériel didactique à la disposition des enseignants. Une boîte à pharmacie et un drapeau ont aussi été remis aux établissements, associant soutien pédagogique, prévention sanitaire et éducation civique.

À Zata, l’aide s’étend à toute la communauté éducative

La seconde cérémonie s’est tenue à Zatta, où 1 417 élèves des écoles Zatta 1, Zatta 2, Zatta 3 et Zatta 4 ont reçu à leur tour des kits scolaires complets. Du matériel destiné à la maternelle a également été prévu. Eux aussi intégrés au dispositif, les enseignants ont reçu du matériel didactique. Ce, afin de renforcer leurs conditions de travail et, par conséquent, les capacités d’accompagnement des élèves.

Le président de l’Association Les Zinzins du Bonheur, a insisté sur la nécessité de ne pas considérer le don comme une finalité.

« Il est bon de donner, mais il est mieux de suivre, de savoir si votre don a porté ses fruits », a expliqué le Dr Magloire Amichia, annonçant la volonté de l’association de suivre les résultats des élèves, notamment ceux du CM2. L’objectif étant selon lui, de mesurer l’impact de ces actions.

Cette approche traduit une conception plus large de la solidarité éducative. Pour l’association, l’accompagnement des enfants doit s’appuyer sur les enseignants, mais également sur les parents, appelés à suivre davantage la scolarité de leurs enfants. « Ces interventions doivent surtout servir de levier. L’éducation des enfants ne peut pas être à la charge seule des enseignants n », a rappelé à l’endroit des parents,  Dr Amichia .

L’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire, Kouadio Kangah Barthélémy, a salué une action qui, selon lui, traduit concrètement l’idée d’une responsabilité collective autour de l’éducation. Il a appelé les enseignants à utiliser efficacement le matériel reçu et les élèves à faire de leurs fournitures des instruments au service de leur réussite.

Des besoins qui restent importants

À Zatta, les responsables éducatifs ont parallèlement exposé plusieurs difficultés, notamment la forte concentration des élèves dans certaines classes et le manque de moyens de reproduction des documents pédagogiques.

Le directeur de l’EPP Zatta 1, Koffi Kouamé Robert, a notamment évoqué le besoin d’une photocopieuse et le problème de la surcharge des classes.

L’association a annoncé, en réponse à l’une de ces doléances, la mise à disposition d’une photocopieuse pour les établissements concernés, en lien avec la Fondation Porteo. Cette dernière a également contribué à la réhabilitation d’une école ancienne de Zatta.

À travers Bozi et Zatta, Les Zinzins du Bonheur entendent ainsi inscrire leur action dans une logique de proximité, de responsabilité partagée et de suivi des résultats scolaires. Une démarche qui cherche à transformer le don ponctuel en investissement durable dans l’avenir des enfants.

Loba Perez (envoyé spécial)