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Défense et sécurité : les Burkinabè interpellent le gouvernement sur les frontières et la formation militaire

ByÉquipe LeJourPile

Oct 5, 2026

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La sécurité des frontières, le recrutement des réservistes, le rôle des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et la formation des futurs cadres militaires ont été au cœur des échanges vendredi à Ouagadougou. Des préoccupations directement exprimées au ministre d’État chargé de la Défense, le général de division Célestin Simporé, lors du « Dialogue avec le Peuple ».

Organisée au Pavillon du Soleil Levant du SIAO, la rencontre constitue la première séance de cette initiative dans le cadre de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

La frontière avec la Côte d’Ivoire au cœur des préoccupations

Parmi les interventions, celles de participants venus du Sud-Ouest et de Mangodara ont particulièrement retenu l’attention. Ils ont sollicité un renforcement de la présence sécuritaire le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire.

Le général Simporé a assuré que la situation était suivie par les autorités. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’une implication des populations dans la sécurisation du territoire, aux côtés des forces engagées sur le terrain.

Autre dossier abordé : le recrutement des 100 000 réservistes. Le ministre a annoncé une montée en puissance progressive du dispositif d’enregistrement, avec notamment une nouvelle plateforme et des mécanismes déployés dans les différentes régions.

Former les cadres au plus près des réalités nationales

La formation militaire a également suscité des interrogations. Un élève du Prytanée militaire de Kadiogo s’est notamment intéressé à l’ouverture des bourses de formation au grand public.

Pour le ministre, cette orientation doit permettre à un plus grand nombre de Burkinabè d’accéder aux formations militaires et, à terme, de renforcer les compétences disponibles dans le pays.

« L’Afrique ne doit plus envoyer ses meilleurs à l’extérieur, car l’Afrique a besoin de ses meilleurs pour développer le continent », a affirmé Célestin Simporé.

Pour lui, les formations doivent surtout être pensées en fonction des réalités et des besoins du Burkina Faso.

« Tout ce qui se fait aujourd’hui, c’est pour vous », a-t-il lancé à la jeunesse.

Les échanges illustrent ainsi les attentes d’une population qui souhaite voir les réponses sécuritaires s’accompagner d’une politique de formation et de renforcement durable des capacités nationales.

Selon la DCRP/Primature, l’exposition gouvernementale se poursuit jusqu’au 9 octobre à Ouagadougou.

Ljp