• jeu. Oct 8th, 2026

Côte d’Ivoire : l’ADCI reproche à Brédoumy d’avoir ironisé sur le malaise d’Assalé Tiémoko

ByÉquipe LeJourPile

Oct 8, 2026

👁 3,861 vues

 

Le ton monte entre le mouvement Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) et le PDCI-RDA. Mercredi 7 octobre 2026, l’ADCI a réagi aux propos tenus mardi dernier par le porte-parole du PDCI-RDA, Soumaïla Brédoumy, lors d’une conférence de presse à Abidjan.

La controverse porte sur une référence au malaise cardiaque dont a été victime Assalé Tiémoko en avril dernier, pendant son audition à la préfecture de police d’Abidjan. L’incident avait entraîné son évacuation vers l’Institut de cardiologie d’Abidjan.

Dans sa déclaration, l’ADCI estime que les propos du porte-parole du PDCI étaient « ironiques et méprisants » à l’égard de l’état de santé de son président.

Des propos que l’ADCI dément

Selon le mouvement, cette sortie ferait référence à des propos que Soumaïla Brédoumy attribue à Assalé Tiémoko au sujet de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA.

Mais l’ADCI conteste cette présentation. Elle affirme que les propos « n’ont jamais été tenus dans les termes » rapportés par le porte-parole du PDCI et qu’ils auraient été sortis de leur contexte.

La formation d’Assalé Tiémoko entend ainsi déplacer le débat : au-delà du désaccord politique, elle estime qu’aucune polémique ne devrait conduire à tourner en dérision l’état de santé d’une personne.

« Les problèmes de santé relèvent de la sphère humaine et appellent la retenue plutôt que la dérision », soutient l’ADCI.

« Mesurer la portée de ses propos »

Le mouvement invite donc Soumaïla Brédoumy à davantage de prudence et de discernement dans ses prises de parole publiques.

Cette réaction intervient alors que les deux formations occupent une place active dans les discussions politiques du moment. La réforme de l’organe électoral figure notamment parmi les sujets sur lesquels le PDCI cherche à faire entendre ses propositions.

Pour l’ADCI, la vigueur du débat démocratique ne dispense pas du respect de la personne humaine. Le mouvement rappelle d’ailleurs que lui et le PDCI partagent, sur plusieurs dossiers, des positions relatives à la démocratie et à l’État de droit.

La formation maintient ainsi sa ligne : le combat politique doit porter sur les idées, les programmes et les choix de société, pas sur la maladie ou l’état de santé des adversaires.

Ljp