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Transformation numérique : le SMMD veut aider les entreprises et administrations à mesurer leur maturité digitale

ByÉquipe LeJourPile

Oct 11, 2026

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Investir dans le numérique ne suffit plus : encore faut-il mesurer les résultats. C’est l’ambition du Système de Management de la Maturité Digitale (SMMD), un projet de référentiel international présenté aux médias le samedi 10 octobre 2026, lors d’un déjeuner de presse à l’hôtel Pullman d’Abidjan. Le Groupe G&D Audit SM, dirigé par Habibata Granger, porte cette initiative avec l’expertise de BMI-WFS, conduite par Clotchôr Secongo.

Comment savoir si une entreprise ou une administration est réellement avancée dans sa transformation numérique ? Dispose-t-elle d’une gouvernance adaptée, de processus efficaces et d’indicateurs fiables pour mesurer les progrès accomplis ? Le SMMD entend apporter des éléments de réponse à ces questions.

Le projet vise à proposer un cadre permettant aux organisations d’évaluer leur niveau de maturité digitale, de repérer les insuffisances et de mieux planifier leurs investissements.

Un diagnostic pour mieux orienter les décisions

Lors de la rencontre avec les médias, Clotchôr Secongo a défendu l’importance d’une évaluation fondée sur des critères structurés. « La maturité digitale doit pouvoir être mesurée et attestée selon des standards internationaux », a-t-il affirmé.

Cette approche doit permettre aux organisations d’aller au-delà du simple déploiement d’outils informatiques. La maturité numérique suppose également une gouvernance claire, des responsabilités définies, des processus cohérents et une capacité à apprécier les résultats obtenus.

Pour une administration, cela peut concerner la coordination des services et la gestion des procédures. Pour une entreprise, l’évaluation peut aider à mieux hiérarchiser les besoins technologiques et managériaux.

G&D Audit SM et BMI-WFS associés au projet

La démarche est portée par le Groupe G&D Audit SM, sous la direction de sa PDG, Habibata Granger, avec l’appui de BMI-WFS et de son PDG, Clotchôr Secongo.

Habibata Granger a souligné l’intérêt d’un langage commun pour harmoniser les pratiques de transformation numérique. L’objectif est de permettre aux organisations de s’appuyer sur des critères partagés, indépendamment de leur secteur d’activité ou de leur pays d’implantation.

À terme, un dispositif de reconnaissance du niveau de maturité digitale pourrait être envisagé, mais ses modalités dépendront du cadre définitivement retenu.

Une publication attendue avant la fin de 2026

Les promoteurs espèrent voir aboutir le processus de normalisation d’ici la fin de l’année. À ce stade, il s’agit cependant d’un projet en cours d’élaboration, et non d’une certification déjà accessible aux organisations.

L’enjeu est désormais de consolider le référentiel et de garantir la rigueur de son processus de validation.

Pour les entreprises et les administrations ivoiriennes, cette initiative pourrait offrir un nouvel outil de diagnostic et d’accompagnement, à condition que le dispositif aboutisse et que sa reconnaissance internationale soit établie.

Loba Perez