• sam. Oct 17th, 2026

France : près de 400 interpellations après les violences en marge des manifestations

ByÉquipe LeJourPile

Oct 17, 2026

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Emmanuel Macron promet des poursuites judiciaires après les pillages et les dégradations signalés dans plusieurs villes françaises, au cours de la mobilisation nationale du samedi 17 octobre 2026. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, fait état d’environ 400 interpellations.

La réaction de l’exécutif français ne s’est pas fait attendre. Après les violences enregistrées en marge des manifestations du samedi 17 octobre, Emmanuel Macron a promis des sanctions contre les personnes impliquées dans les dégradations et les pillages.

« Aucune place pour la violence dans notre République », a déclaré le président français dans un message publié sur X. Il a dénoncé les attaques contre des préfectures, des commerces et des mairies, assurant que les auteurs seraient poursuivis et punis.

Emmanuel Macron a également appelé à distinguer les violences des revendications portées pacifiquement par les manifestants. Selon lui, les débordements ne doivent pas empêcher les citoyens de s’exprimer dans le respect de la loi.

Plus de 500 000 manifestants selon le ministère

La mobilisation a rassemblé un nombre important de participants, même si les estimations diffèrent selon les sources. Les organisations participantes, dont la CGT et l’Union étudiante, avancent environ 800 000 personnes. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a pour sa part comptabilisé 550 000 manifestants, dont 110 000 à Paris.

Au total, 110 défilés auraient été organisés à travers la France.

Mais plusieurs rassemblements ont été marqués par des violences, des dégradations et des pillages. Laurent Nuñez a annoncé environ 400 interpellations, concernant en majorité des personnes majeures. Il a également dénoncé l’action de groupes de casseurs et mis en cause l’« ultragauche » dans certains débordements.

Le ministre a toutefois indiqué que des délinquants avaient aussi profité de la situation pour s’attaquer à des commerces.

Le gouvernement promet de ne pas céder

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adopté la même ligne de fermeté. « Nous ne nous laisserons pas intimider », a-t-il déclaré samedi, mettant en garde contre ceux qui voudraient faire des violences un « tour de chauffe » avant l’élection présidentielle.

Il a également apporté son soutien aux policiers et aux gendarmes mobilisés face aux débordements.

Désormais, les enquêtes devront permettre d’identifier les personnes impliquées et de déterminer les responsabilités dans les dégradations constatées. L’exécutif entend faire appliquer la loi, tout en affirmant que les revendications exprimées pacifiquement doivent pouvoir être entendues.

La journée du 17 octobre laisse ainsi deux questions au cœur de l’actualité française : comment répondre aux violences sans confondre leurs auteurs avec les manifestants pacifiques, et quelles conséquences politiques cette mobilisation aura-t-elle à l’approche de la prochaine élection présidentielle ?

Ljp