👁 8,627 vues
Dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026, les agents de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI) de Tengréla ont détruit dix dragues utilisées pour l’exploitation aurifère clandestine à Kanakono, dans la région de la Bagoué. L’intervention s’est déroulée dans une zone frontalière difficile d’accès, le long du fleuve Bagoué, entre la Côte d’Ivoire et le Mali.
Une intervention déclenchée par des renseignements
Selon le ministère des Eaux et Forêts, l’opération fait suite à un renseignement anonyme faisant état de la présence de plusieurs dragues du côté malien du fleuve Bagoué. Une nouvelle alerte aurait ensuite signalé le déplacement de ces engins vers le territoire ivoirien, où ils auraient poursuivi leurs activités d’orpaillage illégal.
Face à ces informations, le détachement de la BSSI de Tengréla a engagé une intervention pour neutraliser les équipements signalés dans cette zone frontalière.
Les agents progressent à la nage
Les conditions d’accès au site et la nécessité de conserver l’effet de surprise ont rendu l’opération particulièrement délicate. Pour atteindre la zone ciblée sans alerter les exploitants, les agents de la brigade ont progressé à la nage.
À l’approche des forces de surveillance, les orpailleurs ont abandonné leurs embarcations de travail avant de prendre la fuite. Les engins laissés sur place ont alors été regroupés sur la rive ivoirienne en vue de leur destruction.
Le bilan de cette intervention fait état de dix dragues détruites. Les équipements demeurés du côté malien font, pour leur part, l’objet d’une surveillance continue, selon les informations communiquées.
La surveillance se poursuit sur le fleuve Bagoué
La destruction de ces engins s’inscrit dans les efforts de lutte contre l’orpaillage illégal dans cet espace frontalier. Les autorités entendent poursuivre la surveillance de la zone afin de suivre la présence des équipements signalés et d’envisager de nouvelles interventions.
Au-delà de l’exploitation clandestine des ressources aurifères, ces activités soulèvent des préoccupations liées à la protection des cours d’eau et à la préservation de l’environnement. Le suivi de cette portion du fleuve Bagoué demeure donc un enjeu pour les services chargés de la surveillance et de la protection des ressources naturelles.
Ljp
