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Union africaine : la Côte d’Ivoire décroche la 2e vice-présidence du comité chargé des droits des femmes

ByÉquipe LeJourPile

Oct 31, 2026

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La Côte d’Ivoire renforce sa présence dans les instances de l’Union africaine. Le pays a été élu, jeudi 29 octobre 2026, à la deuxième vice-présidence du Bureau du Comité technique spécialisé sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes (CTS-EHFAF). Cette élection est intervenue lors de la 11e session ordinaire de l’organe, tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Selon un communiqué du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant transmis vendredi à l’Agence ivoirienne de presse (AIP), la délégation ivoirienne était conduite par la ministre Nassénéba Touré. Les travaux ont porté notamment sur l’autonomisation des femmes, la promotion de leurs droits et le renforcement des mécanismes continentaux de suivi des engagements en faveur de l’égalité entre les sexes.

Cette désignation fait suite à des concertations entre les États membres de l’Afrique de l’Ouest, dans une dynamique de dialogue et de recherche de consensus au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Trois priorités pour le mandat ivoirien

Réagissant à cette élection, Nassénéba Touré a salué la confiance accordée à son pays, tout en soulignant la responsabilité qui accompagne cette nouvelle fonction.

« Cette élection est un honneur pour la Côte d’Ivoire, mais elle représente surtout une responsabilité », a-t-elle déclaré, estimant que cette désignation traduit la capacité des États membres à préserver la solidarité et à rechercher des compromis malgré les difficultés traversées par l’espace communautaire.

Pour son mandat, la Côte d’Ivoire entend s’appuyer sur trois principes directeurs : l’action, la contribution et l’écoute. Le pays ambitionne ainsi de participer activement aux initiatives continentales et de favoriser des avancées concrètes dans les conditions de vie des femmes et des filles africaines.

« Notre engagement sera d’écouter les États membres, de contribuer aux initiatives continentales et d’agir pour que nos décisions produisent des résultats concrets dans la vie des femmes et des filles africaines », a précisé la ministre.

Les enjeux de l’égalité et de l’autonomisation au cœur des travaux

La 11e session du CTS-EHFAF a également permis d’examiner plusieurs dossiers stratégiques. Parmi eux figurent la mise en œuvre de la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique, les activités de l’Observatoire africain du genre, l’inclusion économique et financière ainsi que la prévention des violences faites aux femmes et aux filles.

Les participants se sont également penchés sur l’économie du soin, notamment la reconnaissance du travail non rémunéré, et sur l’amélioration des statistiques relatives à l’égalité entre les sexes.

Autre dossier important : la Position commune africaine en préparation de la 71e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW71). Cette démarche vise notamment à défendre l’autonomisation économique des femmes, leur accès aux financements et leur inclusion numérique.

Le FAFCI et la ZLECAf mis en avant par Abidjan

Au cours des échanges, la délégation ivoirienne a présenté plusieurs initiatives nationales en faveur de l’autonomisation économique et de la protection des droits des femmes. Elle a notamment mis en avant le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI).

La délégation a également insisté sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui pourrait faciliter l’accès des entrepreneures ivoiriennes et africaines aux marchés ainsi qu’aux chaînes de valeur du continent.

Avec cette élection à la deuxième vice-présidence du Bureau du CTS-EHFAF, la Côte d’Ivoire entend ainsi prendre part davantage aux réflexions et aux initiatives africaines consacrées à l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes.

Sonia Coulibaly