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L’étau judiciaire se resserre sur l’opposition ivoirienne. Ce mardi 30 septembre 2025, Dahi Nestor et Blaise Lasm, secrétaires généraux adjoints du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), ont été présentés devant un juge d’instruction avant d’être transférés au Pôle pénitentiaire d’Abidjan. Pendant ce temps, l’ancienne députée Marie Odette Lorougnon reste détenue à la préfecture de police.
Pour de nombreux militants, il s’agit d’un nouvel épisode de la stratégie d’intimidation mise en œuvre à l’approche de la présidentielle d’octobre. D’autres cadres convoqués lundi, dont Damana Pickass, ont été menacés par le procureur Koné Barman, qui leur a reproché un prétendu risque de « trouble à l’ordre public ».
Les accusations portées contre Marie Odette Lorougnon, des propos qualifiés de « xénophobes », sont perçues par ses soutiens comme un prétexte visant à réduire au silence une voix critique.
Damana Pickass a insisté : la convocation des responsables du parti n’a rien à voir avec la marche prévue le 4 octobre par le Front commun PPA-CI–PDCI-RDA. Selon lui, cette mobilisation citoyenne aura bel et bien lieu pour exiger un dialogue politique réel et des élections inclusives.
Face à ce climat de tension, l’opposition dénonce une instrumentalisation de la justice et appelle à la vigilance nationale et internationale pour que les droits démocratiques et la liberté d’expression soient respectés selon elle.Aucune communication officielle n’a à ce stade où nous mettions sous presse, été faite par le parquet.
LJP
