Le cabinet de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, est monté au créneau ce mercredi 11 février 2026 pour dénoncer des rumeurs persistantes faisant état de son arrestation. Dans un communiqué officiel, l’entourage du député-maire de Yopougon évoque une opération de désinformation et annonce la saisine des autorités compétentes.
Depuis la matinée, des messages relayés sur les réseaux sociaux et certains sites d’information en ligne affirmaient qu’Adama Bictogo aurait été « interpellé », voire « enlevé », sur la base d’un supposé communiqué attribué à un avocat. Des informations rapidement devenues virales.
Le cabinet du responsable politique balaie ces allégations, les qualifiant sans ambiguïté de « fausses nouvelles ». Il dénonce des contenus « infondés et malveillants » visant à troubler l’opinion et à porter atteinte à la réputation de l’ancien président de l’Assemblée nationale.
Pour contrer cette vague de désinformation, un signalement formel a été effectué auprès de la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC). Selon le communiqué, le dossier transmis aux enquêteurs comprend les publications en cause, les liens de plusieurs sites d’information opérant en Côte d’Ivoire ainsi que des captures d’écran issues de conversations diffusées sur des applications de messagerie telles que WhatsApp et Telegram.
L’entourage d’Adama Bictogo insiste également sur l’impact humain de ces rumeurs, évoquant le préjudice moral subi par sa famille et ses proches. Membre influent du RHDP, le parti au pouvoir, l’intéressé n’avait pas été reconduit au perchoir de l’Assemblée nationale lors du dernier renouvellement de l’institution.
Au-delà du cas individuel, le cabinet met en garde contre les risques que représentent ces pratiques pour la stabilité et l’image du pays. Il estime que la propagation de telles informations est susceptible de « semer le trouble à l’ordre public ».
La riposte judiciaire annoncée marque ainsi une volonté claire de ne pas banaliser la désinformation. Des poursuites pourraient être engagées contre les auteurs et relais identifiés dans les prochains jours.
Ljp

