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AES: le Mali veut transformer ses richesses minières en levier de souveraineté

Le ministre malien des Mines, Pr Amadou Keïta( à droite), a reçu, le 18 septembre, l’ambassadeur de Türkiye, Efe Ceylan, pour discuter d’un partenariat stratégique.

À Bamako, le ministre malien des Mines, Pr Amadou Keïta, a reçu, le 18 septembre, l’ambassadeur de Türkiye, Efe Ceylan, pour discuter d’un partenariat stratégique. Mais derrière les sourires diplomatiques, l’enjeu est de taille : reprendre le contrôle des richesses minières du pays et s’assurer qu’elles profitent enfin au peuple malien.

Le Mali, qui a produit 51 tonnes d’or en 2024, reste dépendant d’un secteur dominé par les multinationales étrangères, alors même que l’or représente près de 80 % des exportations. Avec l’entrée en production du lithium de Goulamina, minerai clé de la transition énergétique mondiale, le pays se retrouve au cœur de toutes les convoitises.

Ankara, qui n’exploite pas encore directement de mines maliennes, affiche désormais son intérêt. Mais Bamako entend être clair : pas question de répéter les erreurs du passé, où les richesses sortaient du sol sans transformer la vie des Maliens. Le partenariat avec la Türkiye devra reposer sur un transfert de technologie, des emplois locaux et une juste répartition des bénéfices.

La coopération bilatérale s’étend déjà à l’énergie, aux transports, à l’éducation et même à la sécurité, avec les drones Bayraktar utilisés par les forces armées. Mais pour le gouvernement, l’urgence est ailleurs : faire des mines maliennes un moteur d’indépendance économique et non un nouveau terrain de prédation étrangère.

LJP

Équipe LeJourPile

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