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La visite officielle du président de la Transition du Niger, le Général Abdourahamane Tiani, à Bamako ce mardi 30 septembre 2025 illustre la volonté de l’Alliance des États du Sahel (AES) de consolider son unité politique et stratégique.
Arrivé à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou à bord d’un avion militaire, le président nigérien a été accueilli par son homologue malien, le Général Assimi Goïta, également président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Cette rencontre survient à seulement trois mois du deuxième sommet ordinaire des chefs d’État de l’AES, un rendez-vous crucial pour l’avenir de l’organisation.
Créée le 16 septembre 2023 par le Mali, le Niger et le Burkina Faso via la charte du Liptako-Gourma, l’AES a rapidement affirmé son ambition malgré un contexte sécuritaire et économique particulièrement difficile. En juillet 2024, elle a évolué en Confédération des États du Sahel, élargissant ses missions aux volets politique, économique et culturel. Parmi ses initiatives emblématiques figurent la création d’une radio confédérale, d’un hymne officiel et la future Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES).
Selon l’ORTM, la visite du président Tiani constitue une étape stratégique pour renforcer les liens entre Bamako et Niamey, dans un objectif clair : affirmer la souveraineté et la solidarité sahélienne face aux défis régionaux.
Sur le plan sécuritaire, le Mali, le Niger et le Burkina Faso continuent de faire face à d’importantes menaces jihadistes, nécessitant une coordination étroite. Dans le même temps, la diplomatie régionale se redessine, avec une influence accrue de la Russie et un rôle renforcé de pays africains comme le Maroc, engagé dans des initiatives de médiation et de coopération sécuritaire.
Cette visite souligne ainsi la volonté des États sahéliens de consolider leur action commune, en affirmant leur autonomie politique et leur capacité à répondre aux crises sécuritaires et économiques qui frappent la région.
LJP
