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Affaire Rita Djédjé : une information judiciaire ouverte sur plus de 320 millions FCFA présumés

ByÉquipe LeJourPile

Oct 8, 2026

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Le Parquet national financier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre Rita Djédjé et plusieurs autres personnes dans une affaire présumée d’escroquerie liée à des opérations immobilières. Le montant provisoire des sommes concernées est évalué à plus de 320 millions de FCFA.

L’affaire Rita Djédjé franchit une nouvelle étape judiciaire. Le Procureur national financier du Pôle pénal économique et financier a annoncé, mercredi 7 octobre 2026, l’ouverture d’une information judiciaire à l’issue d’une enquête préliminaire menée par la Direction de la Police économique et financière (DPEF).

Selon le parquet, une soixantaine de plaintes ont été enregistrées ces dernières semaines contre Rita Djédjé Grahon Bénédicte et la société Ivoire Challenge Corporation SARL. Les plaintes portent sur des faits présumés d’escroquerie, également dénoncés sur les réseaux sociaux.

Plus de 320 millions de FCFA en jeu

Les premières investigations évaluent provisoirement à 320.701.500 FCFA les sommes qui auraient été perçues auprès de plusieurs personnes.

D’après le parquet, ces paiements auraient été effectués dans le cadre de propositions d’acquisition de parcelles. Les enquêteurs soupçonnent toutefois que Rita Djédjé et sa société ne disposaient pas des droits de propriété sur les terrains concernés.

Le parquet souligne également le rôle présumé de plusieurs personnalités apparues aux côtés de l’entrepreneure dans des vidéos destinées à promouvoir les projets immobiliers.

Des personnalités poursuivies

Selon le communiqué, certains artistes, journalistes et créateurs de contenus auraient contribué à promouvoir les opérations auprès de potentiels souscripteurs. D’autres auraient présenté les projets dans des groupes WhatsApp ou auraient perçu des fonds pour le compte de Rita Djédjé.

À l’issue de l’enquête préliminaire, plusieurs personnes ont été déférées. Parmi elles figurent notamment Zahibo Jean, alias John Jay, Serey Dié Geoffroy, Adrienne Koutouan, Agbré Stéphane, alias Apoutchou National, Dali Dago Aristide, alias Pantcho le Gatair, Kouamé Yeelen Virginie, alias Maa Bio, et Soumahoro Aboubacar, alias Yaka Yaka de Paris, ainsi que d’autres personnes.

Il convient toutefois de rappeler que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune condamnation définitive n’est intervenue.

Des poursuites pour plusieurs infractions

Le parquet évoque notamment des faits présumés d’association de malfaiteurs, escroquerie portant sur du numéraire par appel public à l’épargne, abus de confiance, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité d’escroquerie et blanchiment de capitaux.

Concernant Rita Djédjé, le parquet indique qu’un mandat de dépôt a été requis, notamment en raison de la gravité présumée des faits et du risque de renouvellement.

L’information judiciaire doit désormais permettre de préciser le rôle et le niveau de responsabilité de chacun des mis en cause.

Le parquet appelle à la prudence

Les investigations se poursuivent, assure le Procureur national financier, afin d’établir les responsabilités individuelles.

Face à la multiplication des opérations d’investissement relayées sur les réseaux sociaux, le parquet appelle également le public à la plus grande prudence, particulièrement lorsque ces offres sont proposées en dehors des circuits officiels.

Selon le parquet, le mode opératoire actuellement examiné présenterait par ailleurs des similitudes avec celui observé dans de précédentes affaires d’escroquerie par appel public à l’épargne, dont certaines restent pendantes devant les juridictions.

Ljp