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Le 15 août 2025, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés à Anchorage (Alaska), dans un sommet très attendu mais sans avancée réelle sur le dossier ukrainien. Plus que de résultats concrets, la rencontre a offert au Kremlin une visibilité internationale et alimenté les inquiétudes des alliés européens.
En acceptant ce tête-à-tête, Trump a fourni à Poutine un moment de reconnaissance publique, tandis que le sommet a produit surtout des symboles : poignées de main, promesses de dialogue, déclarations générales. Les demandes russes — démilitarisation de l’Ukraine et reconnaissance des territoires annexés — restent inacceptables pour Washington et l’OTAN.
L’absence de Volodymyr Zelensky a été vivement critiquée : aucune décision sur l’Ukraine ne devrait se prendre sans son accord. En Europe, Paris, Berlin et Varsovie ont insisté pour que l’intégrité territoriale ukrainienne ne soit jamais compromise, soulignant le risque de concessions bilatérales qui fragiliseraient la cohésion transatlantique.
Pour Trump, le sommet est l’occasion de se présenter comme le seul capable de dialoguer directement avec Poutine. Pour le Kremlin, c’est un moyen de montrer qu’il reste incontournable sur la scène internationale, malgré sanctions et isolement.
Si Anchorage n’a pas été un tournant, il pourrait ouvrir la voie à des négociations plus larges, incluant l’Ukraine et ses alliés européens. Mais pour l’instant, le sommet reste avant tout un spectacle diplomatique, un échange de signes et de postures plutôt qu’une solution au conflit qui continue de faire rage.
LJP
