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Le conflit autour du projet immobilier « Akwaba City » prend une nouvelle tournure. L’aménageur foncier Soumahoro Mory, patron de l’Entreprise Soumahoro Travaux Publics (ESTP), réclame 1,7 milliard de FCFA au promoteur Touré Ahmed Boua, PDG de Sophia Immobilier.
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 10 septembre 2026 sur le site d’Anyama 4 Croix, Soumahoro Mory a dénoncé ce qu’il qualifie d’« abus de confiance » et de « contrat de dupe ».
Selon sa version, son entreprise avait été sollicitée par huit familles locales pour aménager 72 hectares. ESTP affirme avoir réalisé plusieurs travaux, notamment le décapage, le lotissement, le bornage et la délimitation, avec l’obtention d’ACD.
La situation aurait changé avec l’intervention de Sophia Immobilier, qui revendique une emprise de 346 hectares couvrant notamment la zone aménagée par ESTP. Un partenariat avait alors été signé en décembre 2025 pour poursuivre les travaux, commercialiser les lots et partager les bénéfices.
Mais le dossier s’est ensuite bloqué.
Dans un courrier du 14 juillet 2026, Me Guei Cérédé, notaire chargé du dossier, indique qu’il ne peut plus accompagner la procédure de morcellement et de vente. Le document présenté par Soumahoro Mory affirme également que les 346 hectares revendiqués par Sophia Immobilier auraient déjà été cédés à la CGRAE et à la CNPS.
Ljp
Estimant avoir subi un important préjudice, le responsable d’ESTP réclame le remboursement de 1,7 milliard de FCFA correspondant, selon lui, aux investissements réalisés et aux opérations engagées sur le site.
Touré Ahmed Boua rejette ces accusations. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 9 septembre à Cocody, le patron de Sophia Immobilier a contesté l’argument selon lequel son partenaire aurait travaillé sur la base de faux documents.
Il affirme notamment avoir rappelé à plusieurs reprises à Soumahoro Mory la nécessité de respecter les limites prévues dans leur contrat.
Touré Ahmed Boua soutient également que les terrains destinés à « Akwaba City » proviennent d’une concession accordée par l’État de Côte d’Ivoire pour leur aménagement.
Les deux parties défendent donc des versions opposées sur les droits fonciers et l’exécution de leur partenariat. Le bras de fer devrait désormais se poursuivre devant la justice, Soumahoro Mory ayant annoncé son intention de faire valoir ses droits.
