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Burida: 2 525 376 157 FCFA mobilisés, pour la dernière répartition trimestrielle 2025

ByÉquipe LeJourPile

Déc 12, 2025

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La répartition trimestrielle du 15 décembre 2025 mobilise un montant global  la 525 376 157 FCFA: 1 604 445 140 FCFA au titre des droits d’auteur et 920 931 017 FCFA pour les droits voisins. Derrière ces chiffres, ce sont des milliers de créateurs, d’artistes et de professionnels de la culture qui voient leur travail reconnu et rémunéré.

L’annonce vient du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), qui, le vendredi 12 décembre 2025 à Cocody Angré 7ᵉ tranche, a tenu une conférence de presse. Un rendez-vous placé sous le signe de la responsabilité, de la transparence et de la défense résolue des créateurs ivoiriens. Au cœur des échanges : la répartition des droits d’auteur et droits voisins, la protection sociale des artistes et le respect des œuvres en période électorale.

Une répartition qui affirme la valeur du travail créatif

Présentant ces données, Dr Ehouman Maxim, Directeur de la Répartition, a rappelé que cette opération couvre toutes les disciplines artistiques, toutes les périodes d’exploitation et toutes les catégories prévues par les textes du BURIDA. Elle intègre aussi bien les droits collectés sur le territoire national que ceux issus de la diffusion des œuvres ivoiriennes à l’étranger, preuve que la création ivoirienne rayonne au-delà des frontières.

Près de 10 000 bénéficiaires : une responsabilité sociale assumée

Sur 10 520 sociétaires, 9 648 ayants droit bénéficieront de la répartition de décembre. Parmi eux, 85,24 % sont des membres du BURIDA, et plus de 4 300 créateurs percevront un montant équivalent au SMIG. Ces chiffres traduisent l’impact social direct du droit d’auteur, qui demeure pour de nombreux artistes une source essentielle de revenus et de dignité.

La coopération internationale comme levier de reconnaissance

Les droits étrangers reçus s’élèvent à 216 432 724 FCFA, contre 109 912 426 FCFA reversés aux sociétés partenaires. Cette dynamique de réciprocité, en constante progression depuis 2020, illustre la reconnaissance croissante des œuvres ivoiriennes sur les scènes internationales et renforce la crédibilité du système de gestion collective du BURIDA.

Une croissance continue, fruit de réformes et de vigilance

De 2020 à 2025, plus de 16,1 milliards de FCFA ont été redistribués aux ayants droit, avec une hausse significative entre 2024 et 2025. Cette progression n’est pas le fruit du hasard : elle est le résultat d’efforts soutenus de modernisation, de contrôle et de sécurisation des mécanismes de collecte et de répartition.

Protection sociale : un combat encore à gagner

Abordant la question de l’assurance santé des créateurs, M. Kouamé François, Chef du Département des Relations avec les ayants droit, a dressé un constat lucide : malgré les avancées, la situation reste insuffisante. Le BURIDA appelle à un renforcement du dispositif afin que les artistes, piliers de la vie culturelle nationale, ne soient plus exposés à la précarité face à la maladie.

Campagnes électorales : le droit d’auteur n’est pas optionnel

En clôture, Mme Doh Marie, Auditrice interne, a lancé un message sans équivoque à l’endroit des partis politiques, candidats et prestataires techniques : l’utilisation des œuvres protégées durant les campagnes électorales doit impérativement se faire dans le respect de la loi. La création artistique ne saurait être instrumentalisée sans contrepartie légale et équitable.

Un engagement en faveur des créateurs

À travers cette prise de parole publique, le BURIDA réaffirme sa mission fondamentale. Celle de défendre les droits des créateurs, garantir une rémunération juste et lutter contre toutes les formes d’exploitation abusive des œuvres. Car, à en croire les conférenciers, protéger la création, c’est préserver l’âme culturelle de la Côte d’Ivoire et reconnaître, enfin, la juste valeur de celles et ceux qui la font vivre.

Loba Perez

Équipe LeJourPile