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Burkina Faso-Ghana : sept nouveaux accords pour consolider un partenariat stratégique

ByÉquipe LeJourPile

Fév 22, 2026

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Réunis à Ouagadougou pour la 13e Grande Commission mixte de coopération, le Burkina Faso et le Ghana ont franchi un cap dans leurs relations bilatérales. Sept instruments juridiques ont été signés dans des secteurs clés comme le transport, la sécurité, la gestion des catastrophes et la coopération transfrontalière. Les deux pays affichent une volonté commune de traduire ces engagements en bénéfices concrets pour leurs populations.

La coopération entre le Burkina Faso et le Ghana connaît un nouvel élan. Vendredi, à Ouagadougou, les deux États ont signé sept instruments juridiques majeurs à l’issue de la 13e Grande Commission mixte de coopération, confirmant leur volonté de renforcer l’axe stratégique Ouagadougou-Accra.

La session ministérielle était coprésidée par le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, et son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa. Les discussions ont permis d’aboutir à la signature d’accords bilatéraux, d’un accord-cadre et de protocoles d’accord couvrant des domaines stratégiques.

Des secteurs clés au centre des engagements

Parmi les textes adoptés figure un accord de coopération en matière de transport et de transit. Cet instrument vise à améliorer la fluidité des échanges commerciaux et à faciliter la circulation des personnes entre les deux pays. Il devrait contribuer à renforcer l’intégration économique et à soutenir les échanges sous-régionaux.

Un autre accord porte sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux. Cette disposition permettra aux citoyens des deux États de circuler plus aisément sans démarches administratives complexes, favorisant ainsi la mobilité transfrontalière.

Les deux pays ont également signé un accord relatif à la prévention et à la gestion des catastrophes et des crises humanitaires. Dans un contexte marqué par des défis climatiques et sécuritaires, ce cadre de coopération vise à renforcer la coordination des interventions et à améliorer la résilience des communautés.

La lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes figure également parmi les priorités. À travers cet accord, Ouagadougou et Accra entendent intensifier leur collaboration sécuritaire afin de contrer les réseaux criminels transnationaux.

Une coopération transfrontalière renforcée

Au-delà des accords sectoriels, un accord-cadre de coopération transfrontalière a été paraphé. L’objectif est de dynamiser les zones frontalières, souvent confrontées à des défis socio-économiques spécifiques, tout en favorisant la cohésion entre les populations riveraines.

Un protocole d’accord institue par ailleurs une commission mixte paritaire chargée de la réaffirmation de la frontière commune. Cette démarche vise à consolider la stabilité et à prévenir d’éventuelles tensions liées aux questions territoriales.

Un autre protocole prévoit la mise en place de cadres de concertation périodiques entre les autorités administratives frontalières. Ces mécanismes permettront une coordination plus régulière sur les questions sécuritaires, économiques et sociales.

Une impulsion politique affirmée

À l’issue des travaux, les deux ministres ont salué la qualité des échanges et les résultats obtenus. Ils ont rendu hommage au leadership des présidents Ibrahim Traoré et John Dramani Mahama, dont la vision commune aurait favorisé ce rapprochement diplomatique.

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, ces accords représentent bien plus que des engagements formels. Ils constituent, selon lui, « des leviers opérationnels » capables de générer un impact réel sur les économies nationales et sur la vie quotidienne des populations.

Samuel Okudzeto Ablakwa a, de son côté, réaffirmé le soutien du Ghana au Burkina Faso et insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

Des effets attendus sur le terrain

Les deux délégations se sont engagées à assurer un suivi étroit afin que les instruments signés produisent des résultats concrets. L’amélioration des infrastructures de transport, le renforcement de la sécurité et la coopération en matière de gestion des crises devraient bénéficier directement aux citoyens des deux pays.

Cette dynamique bilatérale intervient dans un contexte régional marqué par des enjeux sécuritaires et économiques majeurs. Le renforcement des relations entre le Burkina Faso et le Ghana apparaît ainsi comme un facteur de stabilité et de développement.

La prochaine étape est déjà fixée. La 14e Grande Commission mixte de coopération se tiendra en 2028 au Ghana. D’ici là, Ouagadougou et Accra ambitionnent de consolider les acquis et de transformer ces engagements juridiques en avancées tangibles, confirmant la solidité de leur partenariat stratégique au service de leurs peuples.

Ljp

Équipe LeJourPile