👁 9,607 vues
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du Burkina Faso a tranché. À l’issue de sa première session extraordinaire tenue du 28 au 30 juillet 2025, l’instance disciplinaire a infligé des sanctions à huit magistrats pour manquements divers à l’éthique professionnelle.
Dans un communiqué publié ce 31 juillet, le CSM détaille la nature des sanctions : un magistrat a été mis à la retraite d’office, un autre rétrogradé, trois ont écopé de blâmes, tandis que quatre autres ont subi des abaissements d’échelons, trois de trois grades, un d’un seul.
Ces décisions interviennent dans le cadre de la mise en œuvre des chambres disciplinaires, instaurées par les récentes réformes du système judiciaire. Objectif : assainir la corporation et restaurer la confiance dans l’appareil judiciaire à travers des principes de rigueur, de déontologie et de responsabilité.
Le Conseil précise que « des mesures administratives et judiciaires préalables avaient été prises » contre les magistrats sanctionnés. Il réaffirme son « engagement total pour une justice fondée sur l’intégrité, la probité, la dignité et le patriotisme ». Un signal fort à l’adresse de l’ensemble du corps judiciaire, à l’heure où l’exigence d’exemplarité se fait plus pressante dans l’opinion publique.
Lejourpile
