• ven. Mar 13th, 2026

Burkina Faso lance Yennenga Holding Burkina Faso pour centraliser ses participations financières

ByÉquipe LeJourPile

Mar 13, 2026

👁 7,377 vues

Le gouvernement du Burkina Faso a officiellement créé, jeudi 12 mars 2026, la société anonyme Yennenga Holding Burkina Faso, dotée d’un capital de 10 milliards de francs CFA. Cette holding aura pour mission de regrouper les participations de l’État dans trois banques et une société de réassurance, afin d’optimiser la gestion de ses actifs financiers.

Une initiative stratégique pour rationaliser les participations publiques

La décision a été actée lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’État burkinabè, Ibrahim Traoré. Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a précisé que cette holding est destinée à centraliser les participations majoritaires de l’État et de ses démembrements dans des institutions financières jusqu’ici gérées de manière dispersée.

Cette centralisation vise à assurer une gestion stratégique et cohérente des actifs publics, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans le secteur financier.

Capital et gouvernance

La société est dotée d’un capital de 10 milliards de francs CFA, réparti entre l’État (51 %) et ses démembrements (49 %). Cette structure actionnariale garantit le contrôle public tout en impliquant les entités étatiques dans la gouvernance de la holding, favorisant ainsi une meilleure coordination des décisions financières et stratégiques.

Un levier pour le financement des projets structurants

Au-delà de la rationalisation des participations bancaires, Yennenga Holding Burkina Faso servira également d’outil de financement pour les projets économiques et infrastructurels portés par le gouvernement, contribuant ainsi au développement durable du pays.

Une réforme alignée sur la Révolution progressiste populaire

La création de cette holding s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, le cadre de référence des réformes menées par le gouvernement de transition. Elle illustre la volonté des autorités burkinabè de renforcer la gouvernance financière publique et d’optimiser l’efficacité des participations de l’État dans le secteur bancaire et assurantiel.

Avec cette initiative, le Burkina Faso se dote d’un instrument stratégique capable de consolider ses actifs financiers et d’accompagner ses ambitions de développement économique et social.

Ljp