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Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a officiellement inauguré ce mercredi 24 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, accompagné de son Centre de radiothérapie, une infrastructure stratégique appelée à transformer durablement l’offre de soins au Burkina Faso.
Évalué à plus de 70 milliards de FCFA, le CHU de Pala constitue un investissement majeur de l’État dans le secteur sanitaire. Lors de la cérémonie, le Chef de l’État a souligné la portée sociale de cet établissement, destiné à renforcer l’accès des populations à des soins spécialisés de haut niveau, jusque-là difficiles à obtenir sur le territoire national.
Réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la République populaire de Chine, le projet illustre, selon les autorités burkinabè, une coopération pragmatique et orientée vers des résultats concrets. Le Capitaine Ibrahim Traoré a salué une collaboration « fondée sur l’efficacité et le respect mutuel », traduite par la mise à disposition d’infrastructures modernes au service des citoyens.
Avec une capacité de 500 lits, le CHU de Pala se positionne comme un pôle hospitalo-universitaire de référence. Son plateau technique comprend des équipements de dernière génération, parmi lesquels une salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardio-vasculaire dotée de la technologie Pheno Artis Siemens. Selon le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, il s’agit d’une première en Afrique de l’Ouest, offrant de nouvelles perspectives en matière de prise en charge des pathologies complexes.
Le Centre de radiothérapie, réalisé grâce à l’appui de la coopération autrichienne, vient compléter ce dispositif. Il permettra une meilleure prise en charge des patients atteints de cancer et contribuera à réduire les évacuations sanitaires vers l’étranger, souvent coûteuses et difficiles à supporter pour les familles.
Au-delà de cette inauguration, le Président du Faso a annoncé la construction de neuf autres Centres hospitaliers universitaires de même envergure à travers le pays. Le prochain projet, prévu à Fada N’Gourma, s’inscrit dans une stratégie nationale visant à doter les professionnels de santé d’infrastructures adaptées et à renforcer la souveraineté sanitaire du Burkina Faso.
Par cette réalisation, les autorités de la Transition réaffirment leur volonté de bâtir un système de santé moderne, résilient et accessible, capable de répondre aux besoins actuels et futurs des populations burkinabè.
Ljp
