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81 candidatures pour une élection présidentielle ? Non, ce n’est pas un sursaut démocratique. C’est un aveu d’échec collectif de l’opposition camerounaise, incapable de s’unir face à un président de 92 ans, au pouvoir depuis 42 ans. Malgré une caution électorale exorbitante (30 millions FCFA) et l’obligation d’avoir des élus, l’opposition s’est éparpillée dans une surenchère d’égo, de naïveté et d’amateurisme.
Au lieu d’une stratégie commune, chacun y va de sa candidature comme à un casting. Un prétendant de 31 ans brigue même le fauteuil présidentiel, ignorant qu’il faut en avoir 35. C’est à pleurer de rire ou de rage.
Pendant ce temps, Paul Biya avance en terrain conquis, sûr que la division des voix fera le travail à sa place. Les leaders « historiques » de l’opposition ? Kamto, Libii, Osih ? Ils sont là, mais incapables de parler d’une seule voix. Le peuple gronde, mais aucune figure ne canalise ce ras-le-bol vers un vrai changement.
L’opposition camerounaise ne fait pas campagne pour gagner, elle fait campagne pour exister. Et tant qu’elle restera piégée dans ce théâtre de candidatures inutiles, le système Biya a encore de beaux jours devant lui.
Loba Perez
