La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire à la suite des incidents survenus après le quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant l’Algérie au Nigéria. La rencontre, remportée 2-0 par les Super Eagles, a été marquée par des scènes de tension ayant impliqué des joueurs, des supporters et des représentants des médias algériens.
Selon les rapports préliminaires, les premiers incidents ont éclaté dès le coup de sifflet final. Des joueurs algériens auraient vivement contesté certaines décisions arbitrales, encerclant l’arbitre sénégalais Issa Sy et son équipe. Une attitude jugée contraire aux règlements de la CAF, qui a nécessité l’intervention des officiels et du service d’ordre pour prévenir tout affrontement.
La tension s’est ensuite déplacée sur la pelouse, où des échanges verbaux houleux ont opposé joueurs algériens et nigérians. Pendant plusieurs minutes, le risque d’une altercation collective a été réel, avant que la sécurité ne parvienne à disperser les protagonistes et à ramener le calme.
Dans les tribunes, des incidents impliquant des supporters algériens ont également été signalés. Des tentatives d’accès à la pelouse et des actes de vandalisme auraient eu lieu, obligeant les forces de sécurité à intervenir pour sécuriser l’enceinte sportive.
Mais c’est surtout en zone mixte que les faits les plus graves auraient été enregistrés. Selon plusieurs témoignages, des journalistes algériens s’en seraient pris verbalement puis physiquement à des journalistes marocains. Des actes qui, s’ils sont confirmés, constituent une atteinte sérieuse à la sécurité des professionnels des médias et au bon déroulement des compétitions.
La CAF devra désormais établir les responsabilités et décider d’éventuelles sanctions disciplinaires. Au-delà des cas individuels, l’instance continentale est attendue sur sa capacité à faire respecter les règles de conduite, le fair-play et la sécurité autour des matchs de la CAN, aussi bien sur le terrain qu’en dehors.
Ljp

