De retour à la Coupe d’Afrique des Nations féminine pour la première fois depuis 2012, l’équipe de la RDC dispute bien plus qu’un simple tournoi. Dans un contexte marqué par les violences persistantes dans l’Est du pays, les Léopardes incarnent un symbole d’espoir pour une population éprouvée par la guerre.
Depuis janvier, les combats opposant les rebelles du M23 aux forces gouvernementales ont provoqué des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de civils, notamment à Goma, dans le Nord-Kivu. Alors que les négociations de paix se poursuivent, les joueuses congolaises entendent offrir à leur peuple une parenthèse de réconfort.
« Quand je suis sur le terrain, je me sens obligée de gagner, même si c’est juste pour apporter un petit moment de bonheur à notre peuple », confie Marlene Yav Kasaj, milieu de terrain du TP Mazembe. Elle déplore avoir perdu une amie victime du conflit.
Malgré deux défaites lors des premiers matchs contre le Sénégal et le Maroc, les joueuses restent motivées. Elles doivent s’imposer largement face à la Zambie pour espérer accéder aux quarts de finale.
Au-delà du résultat sportif, les Léopardes portent les espoirs d’une nation qui cherche à panser ses plaies. Pour beaucoup de supporters, comme Joseph, le football reste « une source d’espoir et de fierté nationale ».
Loba Perez

