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Le 12e congrès électif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), qui devait se tenir à Abidjan, a été suspendu par décision du juge des référés. Une situation que son président, Jean Claude Coulibaly, a vivement commentée lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 20 février à la Maison de la Presse.
La justice a évoqué un « risque de trouble à l’ordre public » ainsi qu’une enquête en cours portant sur la carte d’identité professionnelle d’un candidat, Franck Ettien. En conséquence, les travaux du XIIe congrès ordinaire sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. L’UNJCI a indiqué qu’elle entendait faire appel de cette décision.
« Empêchés de nous réunir souverainement »
Dans une déclaration empreinte de gravité, Jean Claude Coulibaly a insisté sur le caractère exceptionnel de cette suspension.
« Pour la première fois dans l’histoire de notre Union, nous sommes empêchés de nous réunir souverainement pour renouveler nos instances et débattre de l’avenir de notre organisation », a-t-il affirmé.
Pour le président de l’UNJCI, le congrès électif ne se limite pas à une formalité administrative. Il représente un moment essentiel de démocratie interne, de bilan et de projection stratégique. Son interruption constitue, selon lui, une épreuve institutionnelle majeure.
Il a évoqué « l’amertume profonde » ressentie par les journalistes ivoiriens, tout en rappelant que l’Union a toujours inscrit son action dans le respect strict des textes et de la légalité.
Un message d’unité et de responsabilité
Au-delà du constat, Jean Claude Coulibaly a tenu à adresser un message d’apaisement à la corporation. Il a appelé les membres de l’Union à faire preuve de retenue et de solidarité dans ce contexte sensible.
« L’UNJCI est plus grande que nos divergences. Elle survivra aux épreuves parce qu’elle est portée par l’idéal commun de défendre et d’honorer notre profession », a-t-il déclaré.
Le président a souligné que la liberté de la presse, la confraternité et la responsabilité professionnelle demeurent les piliers de l’organisation, indépendamment des tensions conjoncturelles.
Continuité institutionnelle maintenue
En attendant l’issue de la procédure judiciaire, les instances dirigeantes actuelles continueront d’assurer la gestion et la continuité des activités de l’Union. L’organisation entend utiliser les voies légales pour permettre la tenue du congrès dans les meilleurs délais.
À travers ses propos, Jean Claude Coulibaly a cherché à rassurer ses pairs sur la solidité de l’institution. Malgré la suspension, il affirme que l’UNJCI saura préserver son unité et poursuivre sa mission au service de la profession journalistique en Côte d’Ivoire.
Ljp
