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L’Afrique cherche des réponses à ses défis de sécurité alimentaire, de nutrition et de développement. Mais une partie de ces réponses existe peut-être déjà sur le continent. C’est le message porté en 2026 par la Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud.
Placée sous le thème: « Solidarité croissante : Alliance mondiale pour un développement inclusif et innovant », la célébration intervient après le lancement d’une Alliance mondiale destinée à mettre en relation les pays qui cherchent des solutions avec ceux qui disposent d’une expertise à partager.
Des modèles africains qui circulent
Zambie, Bénin, Côte d’Ivoire : plusieurs expériences montrent déjà l’intérêt de cette logique.
En Zambie, des systèmes hydroponiques sont utilisés pour produire des légumes destinés notamment à l’alimentation scolaire. Au Bénin, le modèle des cantines scolaires s’appuie sur la production agricole locale et l’implication des communautés.
En Côte d’Ivoire, le CERFAM facilite depuis plusieurs années les échanges entre pays africains à travers des visites d’étude, des missions techniques et le partage de connaissances.
Pourquoi c’est urgent
Les défis restent considérables. Près de 309 millions de personnes étaient confrontées à la faim en Afrique en 2025, selon le rapport 2026 sur la sécurité alimentaire et la nutrition.
Face au changement climatique, aux tensions économiques, aux perturbations des marchés et à la hausse des prix alimentaires, les pays africains doivent donc trouver des réponses adaptées à leurs réalités.
Et l’une des pistes consiste peut-être à mieux utiliser ce qui fonctionne déjà sur le continent.
Le prochain défi : reproduire sans copier
Le CERFAM défend une approche fondée sur l’identification, la documentation et l’adaptation des bonnes pratiques.
Car reproduire une réussite ne signifie pas simplement copier un modèle. Il faut comprendre pourquoi il fonctionne, mesurer ses résultats et l’adapter au contexte du pays qui souhaite l’adopter.
C’est précisément là que la coopération Sud-Sud peut prendre tout son sens : faire circuler l’expérience pour accélérer le progrès.
Ljp
