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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara en France sur fond de tensions pré-électorales

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, en partance pour la France.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a quitté Abidjan, mercredi 13 août 2025, pour un séjour en France, a annoncé la Présidence dans un communiqué officiel. Présenté comme une visite privée, ce déplacement s’inscrit dans la série de séjours réguliers que le chef de l’État effectue sur le sol français. À l’aéroport, il était accompagné par le Premier ministre Robert Beugré Mambé et plusieurs membres du gouvernement.

Aucun détail officiel n’a filtré sur son programme. Toutefois, selon des sources proches du palais présidentiel, le séjour pourrait inclure des contrôles médicaux, des rencontres personnelles et des consultations politiques autour de l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Ce voyage intervient alors que la scène politique ivoirienne est sous haute tension à moins de trois mois d’un scrutin décisif. Plusieurs figures de l’opposition — Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam — ont été radiées des listes électorales, une décision judiciaire vivement contestée. Le 9 août, le Front commun PDCI-RDA–PPA-CI a organisé une marche à Abidjan pour réclamer leur réintégration et dénoncer la candidature de M. Ouattara, qu’il juge contraire à la Constitution.

Les tensions se sont accrues ces dernières semaines avec l’arrestation de membres du PDCI et du PPA-CI. L’opposition dénonce des « enlèvements » et du « harcèlement », des accusations rejetées par les autorités.

Samedi 16 août, le PPA-CI prévoit un grand rassemblement à Yopougon. L’ex-président Laurent Gbagbo y annoncerait « un mot d’ordre clair » pour obtenir sa réinscription sur les listes électorales et réclamer l’ouverture d’un dialogue politique avant le scrutin.

Au pouvoir depuis 2011, Alassane Ouattara a confirmé fin juillet sa candidature à un quatrième mandat, s’appuyant sur l’interprétation du Conseil constitutionnel qui, en 2020, avait estimé que la Constitution de 2016 remettait à zéro le compteur des mandats présidentiels. Une lecture que l’opposition continue de contester.

La collecte des parrainages citoyens, nécessaire au dépôt des candidatures, se poursuit jusqu’au 26 août, date limite avant l’examen des dossiers par le Conseil constitutionnel.

LJP

Équipe LeJourPile

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