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Côte d’Ivoire: Danané mise sur l’indication géographique pour faire rayonner son riz

En Côte d'Ivoire, la région de Danané mise sur l’indication géographique pour faire rayonner son riz à travers la structuration de sa filière rizicole.

La commune de Danané engage la structuration de sa filière rizicole à travers un projet d’appui à la mise en place d’une indication géographique (IG) pour le « Riz Danané ». Soutenue par des partenaires techniques et financiers, l’initiative vise à professionnaliser la chaîne de valeur, améliorer la qualité et positionner ce produit identitaire sur des marchés plus compétitifs.

La filière rizicole de Danané amorce une nouvelle étape de son développement. Le mercredi 18 février 2026, le maire de la commune, Lanciné Diabaté Kalifa, a accordé une audience à une délégation conduite par Daniel Oulaï, coordonnateur du projet d’appui à la mise en place d’une indication géographique pour le Riz Danané.

Aux côtés du coordonnateur figuraient une consultante du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et un assistant projet. Cette rencontre a permis de présenter les ambitions d’un programme qui entend structurer durablement la filière et renforcer sa crédibilité sur le marché national, voire international.

Structuration et gouvernance au cœur du projet

Financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Grainotech, le programme repose sur une approche organisationnelle claire. À moyen terme, la filière sera structurée autour de trois collèges : les producteurs, les transformateurs et les commerçants ou distributeurs.

Cette architecture vise à instaurer une gouvernance inclusive et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne de valeur. L’objectif est d’assurer une meilleure traçabilité du riz, d’harmoniser les pratiques culturales et d’améliorer les standards de qualité.

Selon Daniel Oulaï, le projet ambitionne de rompre avec une logique d’assistance pour promouvoir une véritable culture entrepreneuriale au sein de la filière. Il s’agit de mettre sur le marché un riz sain, conforme aux normes de consommation et valorisé à un prix équitable.

La production annuelle ciblée oscille entre 1 600 et 2 000 tonnes. Un volume soutenu par le potentiel agricole de la zone sud du Tonkpi, qui compte environ 3 000 hectares de bas-fonds aménagés, favorables à la riziculture.

Un produit identitaire à protéger

Reconnu pour son parfum et sa qualité gustative, le Riz Danané dispose déjà d’une notoriété locale. L’obtention d’une indication géographique permettrait de protéger cette spécificité et de renforcer son positionnement sur le marché.

La mise en place d’un agrégateur est également envisagée afin de garantir l’homogénéité du produit et de consolider la confiance des consommateurs. Cette démarche devrait faciliter l’accès à de nouveaux débouchés commerciaux.

Pour la municipalité, le projet s’inscrit dans une vision globale de promotion de l’agriculture locale et de valorisation du patrimoine culturel Dan. Le maire Lanciné Diabaté Kalifa a salué une initiative en phase avec les priorités agricoles de la commune et a réaffirmé l’engagement du conseil municipal à soutenir les actions de développement économique.

Il a rappelé que deux présidentes de coopératives avaient récemment pris part au Salon international de l’agriculture à Paris, dans une stratégie d’ouverture et de visibilité des produits locaux. Une nouvelle participation est annoncée.

Vers la campagne 2026

Une rencontre d’information avec les présidents des conseils d’administration des coopératives rizicoles est prévue le 21 février à la mairie. Elle servira de prélude à l’Assemblée générale des producteurs et au lancement officiel de la campagne 2026.

À travers cette démarche, Danané ambitionne de faire du Riz Danané un label structuré, compétitif et porteur de valeur pour l’ensemble des acteurs de la filière.

Ljp

Équipe LeJourPile

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