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Côte d’Ivoire : Gbagbo rappelle son acte pour l’éligibilité d’Alassane en 2010

L’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, a rappelé le samedi 4 janvier 2025,  que lorsque Alassane Ouattara faisait face à un problème d’éligibilité, il a pris l’initiative, à Prétoria, de dire à l’ex-président Thabo Mbeki qu’il prendrait un décret. Celui devant permettre à Alassane Ouattara de se présenter à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, car, dit-il, il n’avait « pas peur » qu’il soit candidat.

Laurent Gbagbo, président du PPA-CI, un parti d’opposition, a fait ledit rappel lors d’une session ordinaire du Comité central de sa formation politique. Il a révélé avoir demandé à l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, de lui écrire une lettre et que s’appuyant sur cette missive, il allait « autoriser toutes les candidatures » dont celle de Alassane Ouattara « et (feu) Bédié était là ». à cette rencontre

« Mais pendant que nous, on préparait les élections, eux, ils préparaient la fraude et ils préparaient la guerre aussi. Aujourd’hui, (cet acte pour favoriser l’éligibilité de M. Ouattara à la présidentielle) c’est comme si cela n’a pas été, or cela a été », s’est-il insurgé. Dénonçant son retrait sur la liste électorale, M. Gbagbo a soutenu qu’il a été acquitté par la CPI pour les chefs d’accusations concernant la crise postélectorale de 2010-2011.

« Nous ne sommes pas des silencieux, nous ne sommes pas des gens qui ont péché et qui ont peur de parler, non, on n’a pas peur de parler.  J’étais dans l’opposition quand le secrétaire général de l’ONU actuel, António Guterres, est venu ici pour moi, donc moi je le connais depuis avant eux tous (toutefois), nous comptons sur nous-même pour avancer (…) on va doucement, on se bat », a-t-il lancé.

Au cours de cette rencontre, le leader du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a  « rappelé les enjeux de la lutte en cette année (électorale) de 2025 ». Selon lui, il y a son inscription qui est une bataille en soit et il y a la victoire à l’élection elle-même qui est une deuxième bataille ». Pour lui, « c’est l’inscription qui est la bataille la plus difficile. (D’ailleurs), l’ONU leur a déjà écrit (au pouvoir d’Abidjan) qu’il faut mettre Gbagbo » sur la liste électorale. Il insistera que « l’ONU leur a déjà écrit, mais ils vont venir pour lui dire qu’on t’avait parlé ».

M. Gbagbo a indiqué, concernant  les enjeux de fond, qu’il faut que la politique de la Côte d’Ivoire change. «  Il faut que cette politique-là change de fond en comble. Lorsque je regarde les gens, tout est ruine et désolation. Nous avons entrepris des travaux qu’il faut continuer et qu’il faut terminer. J’ai fait des travaux, la campagne va venir, où on va en parler. (Par ailleurs), la guerre qu’ils ont menée, je l’ai contenue. », a souligné le président du PPA-CI.

Laurent Gbagbo, a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI). Notamment dans l’affaire de crimes contre l’humanité dont il était accusé après des violences post-électorales de 2010-2011. Depuis le 10 mai 2024, il est investi comme le candidat du PPA-CI pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Pour l’affaire de « braquage » de la BCEA, Laurent Gbagbo a été condamné en 2018 par la justice ivoirienne. L’ex-président ivoirien a été gracié en 2022 par l’actuel Président ivoirien Alassane Ouattara. La grâce présidentielle, elle, permet au condamné de ne pas purger sa peine, mais ne l’annule pas. D’où un besoin d’une amnistie pour M. Gbagbo afin de pouvoir être réintégré sur le listing électoral ivoirien.

L.C.

 

 

Équipe LeJourPile

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