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La validation du budget d’État 2025 a reçu le feu vert des sénateurs de la Côte d’Ivoire. Ce, à travers un vote qui n’a souffert d’aucune abstention ni d’opposition. Notamment dans les rangs des 15 sénateurs d’État qui ont validé à l’unanimité le projet.
Le Sénat s’est prononcé ce week-end, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix, à Yamoussoukro. Ce, quelques semaines après la validation de la loi portant budget d’État 2025 par les députés. Les 15 sénateurs membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières (CAEF) ont tranché.
à l’unanimité. Ils ont voté « oui » pour le budget d’État 2025 du gouvernement de Côte d’Ivoire, qui s’élève à 15 339,2 milliards de FCFA, accompagnés de son annexe fiscale. Notamment près avoir écouté les interventions de tous les ministres du gouvernement défendant leurs projets (sur une période de cinq jours),
Ce budget et son annexe ont été présentés par le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly. Comparé à celui de 2024, ce projet pour l’exercice 2025 connaît une augmentation de 11,8 %. Il est structuré en 31 dotations et 153 programmes déclinés au sein des institutions et ministères.
Selon le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, la croissance économique devrait conserver son dynamisme, avec un taux projeté à 6,3 %. Ce taux serait accompagné d’une réduction continue de l’inflation, prévue à 3,7 % contre 4 % en 2024. Ces objectifs seront atteints grâce à la bonne exécution du PND 2021-2025, soutenu par le Programme Économique et Financier conclu avec le FMI pour la période 2023-2026, ainsi qu’à l’amélioration continue du climat des affaires et au renforcement de la bonne gouvernance.
Le ministre Adama Coulibaly a assuré que pour garantir l’atteinte des objectifs de ce budget, le respect scrupuleux de la discipline budgétaire sera impérativement observé. « En 2025, la politique budgétaire visera à renforcer la consolidation budgétaire par une réduction du déficit budgétaire à 3 % du PIB, correspondant au seuil communautaire de l’UEMOA. Cela se fera grâce à la poursuite des efforts d’accroissement de la mobilisation des recettes extérieures, à la maîtrise continue des dépenses de fonctionnement, et au raffermissement de la viabilité de l’endettement public. Tout cela, en privilégiant les investissements dans les secteurs moteurs de croissance ainsi que les dépenses favorisant la réduction de la pauvreté et des disparités sociales », a-t-il déclaré.
